Fondé à Grenoble par Serge Kampf en 1967, le groupe Capgemini, numéro un français du conseil en informatique, a annoncé cette semaine envisager jusqu’à 2 400 suppressions de postes en France. Une conséquence directe du développement de l’Intelligence Artificielle.
Dans un communiqué, l’entreprise justifie ce projet par un environnement économique“marqué par une croissance modérée”et par de profondes mutations technologiques, notamment liées à l’essor de l’intelligence artificielle.“Capgemini en France doit se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l’accélération des mutations technologiques”, souligne le groupe.
Jusqu’à 2400 postes supprimés en France
Les postes concernés se situeraient principalement dans des filières“fortement impactées par l’évolution de la demande client et les transformations technologiques”. Au total, ces suppressions pourraient représenter près de 7 % des 35 000 salariés que compte Capgemini en France (le groupe emploie environ 350 000 salariés à travers le monde).
Afin d’accompagner cette réorganisation, l’entreprise indique vouloir proposer aux salariés concernés des dispositifs fondés sur le volontariat. Cela inclut des reconversions internes vers des“métiers d’avenir ”, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle, du cloud et de la data. Un mécanisme de rupture conventionnelle collective est également prévu pour les salariés souhaitant quitter le groupe.
Des licenciements malgré une progression du CA
Le projet doit désormais être présenté aux instances représentatives du personnel. Des négociations avec les organisations syndicales devraient s’ouvrir afin de définir, par accord collectif, les modalités précises et les mesures d’accompagnement. Capgemini emploi un millier de salariés en Isère, ce qui pourrait représenter un nouveau coup dur pour l’économie locale après les fermetures de Teisseire et Vencorex.
Cette annonce intervient alors que Capgemini a enregistré une progression de 2,9 % de son chiffre d’affaires au troisième trimestre et revu à la hausse son objectif annuel de croissance. Toutefois, l’activité du groupe marque le pas en France comme dans le reste de l’Europe. En octobre dernier, Capgemini évoquait déjà un ralentissement lié à la“ faiblesse persistante du secteur de l’industrie”, notamment dans l’automobile.