La fromagerie centenaire Beaudé ne cesse de faire briller l’Isère… Quelques mois seulement après avoir décroché le titre de championne du monde de raclette au lait de chèvre en Suisse, l’équipe familiale de Montferrat repart du championnat de France de fondue savoyarde avec une médaille de bronze. Une consécration qui confirme la place de Baudé au sommet de l’art fromager !
La demi-meule accueille les clients… comme une reine au centre de la boutique. Marine Baudé s’en amuse : « Cette récompense, c’est la plus belle ! Parce qu’on est champion du monde, mais d’un concours chez les Suisses. On a détrôné les Suisses quand même ! » Et pas n’importe quel titre : Championne du monde de raclette 2025, catégorie Chèvre, le seul titre français de la compétition ! Une consécration mondiale pour cette fromagerie de Montferrat, qui depuis plus d’un siècle affine les trésors laitiers de la région.

Une médaille de bronze pour compléter le tableau
Quatre mois après ce sacre international, l’équipe Beaudé a remis le couvert la semaine dernière au championnat de France de fondue savoyarde, décrochant la médaille de bronze. Une nouvelle récompense qui s’ajoute au palmarès déjà impressionnant de la maison, confirmant son savoir-faire et sa passion pour les fromages du Dauphiné. Nadine Beaudé, troisième génération, confie derrière le comptoir : « Parfois on ne réalise pas encore… mais pour nous, c’était la récompense de notre travail, et de toute l’équipe ! »
Une histoire familiale de plus d’un siècle
Dans l’effervescence du magasin, on savoure encore humblement, mais avec une reconnaissance certaines du travail des ancêtres. La fromagerie Beaudé, c’est la quatrième génération d’une entreprise familiale fondée par l’arrière-grand-père de Marine après la guerre. « C’était un endroit où il y avait du lait, alors il a monté sa fromagerie. Au départ, on fabriquait surtout des produits italiens. Ensuite, mon grand-père, puis mon papa Philippe et ma tante Nadine ont repris l’affaire. Depuis 1990, on s’est spécialisé dans l’affinage des fromages pour rester indépendants », explique Marine.

L’Isère sur le devant de la scène
Dans l’arrière-boutique, on veille sur chaque fromage comme sur un être vivant. « Il y a toute une démarche, c’est très précis. Il faut être rigoureux car fromage est différent, vivant, c’est vraiment un produit atypique », souligne Marine. Et ici on le décline dans le respect des traditions, des petites tomettes au fameux Bleu Beaudé, et en collant aux tendances des saveurs plus complexes : des fleurs pour agrémenter une tomme, à l’alcool de noix pour valoriser le terroir dauphinois. Clients fidèles et amateurs curieux, tous repartent aussi, avec un petit morceau d’histoire et une part de fierté locale.