Après le Drac, le collectif « Les gens qui ont chaud » plonge dans l’Isère

Après deux baignades cet été dans le Drac, le collectif“Les gens qui ont chaud”organise ce samedi un troisième“big splash”, cette fois dans l’Isère. L’objectif affiché : démontrer que la baignade dans les cours d’eau naturels est possible et ouvrir le débat sur cette pratique en zone urbaine.

La dernière opération, le 6 septembre, avait rassemblé une cinquantaine de participants dans une eau à 16 °C. Une expérience rafraîchissante mais illégale : depuis la première opération au début de l’été, les maires de Fontaine et de Seyssinet-Pariset avaient pris des arrêtés interdisant la baignade dans cette portion du Drac, sur fond de prudence après le drame du 4 décembre 1995 survenu quelques kilomètres en amont. Ce jour-là, six écoliers et leur accompagnatrice étaient morts noyés après une brusque montée des eaux.

Pour le collectif, ces restrictions sont excessives :“Le courant n’est pas un danger nécessitant une interdiction, la qualité de l’eau des rivières grenobloises est excellente et nous restons très vigilants face à d’éventuelles montées d’eau suite à un lâcher d’EDF ”. Les organisateurs soulignent que la baignade urbaine est déjà une réalité ailleurs en France, comme dans la Seine à Paris.

Ce samedi 20 septembre, les membres du collectif se retrouveront à partir de 10 h sur le ponton de l’Aviron Grenoblois (39 quai Jongkind) , dans le quartier de l’Île Verte à Grenoble, pour une baignade sportive (le courant est plus fort que dans le Drac). Ils veulent organiser ensuite une réunion publique à l’automne et générer un débat contradictoire sur la baignade en zone urbaine. Et si le sujet s’invitait dans la prochaine campagnes municipale ?

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