80% des députés isérois ont sanctionné Bayrou

Ce lundi 8 septembre, François Bayrou a prononcé un discours de politique générale devant l’Assemblée nationale, suivi d’un vote de confiance via l’article 49.1 de la Constitution. Une confiance qui n’a pas été accordée. Il est donc constitutionnellement tenu de démissionner.

Une décision historique

Ce scrutin est historique : aucun Premier ministre de la Cinquième République n’avait jamais été renversé à l’occasion d’un vote de confiance. Dix députés représentent l’Isère à l’Assemblée nationale. Deux seulement ont voté en faveur de François Bayrou. Il s’agit sans surprise de Camille Galliard-Minier et Sylvie Dezarnaud. Elue en janvier dernier sur la 1ère circonscription de l’Isère sous la bannière présidentielle, Camille Galliard-Minier a expliqué que son vote n’était pas un blanc-seing, mais une réponse à“la gravité financière du pays”.

Quant à Sylvie Dezarnaud avait-elle vraiment le choix ? L’élue fait l’intérim de Yannick Neuder depuis que le député LR de la 7ème circonscription de l’Isère a été nommé ministre de la santé en décembre 2024. Laurent Wauquiez, le président du groupe LR à l’Assemblée nationale avait bien laissé la liberté de vote aux députés de son groupe mais on voyait mal la suppléante ne pas accorder la confiance à un gouvernement dans lequel figure le titulaire du poste.

8 députés isérois ont voté la chute de Bayrou

Pour les autres parlementaire, il n’y a pas eu de surprise non plus puisque les différents partis auxquels ils appartiennent avaient annoncé qu’ils ne soutiendraient pas Bayrou. Il s’agit à gauche des écologistes Cyrielle Chatelain, Jérémie Iordanoff, de la socialiste Marie-Noëlle Battistel et d’Elisa Martin et Sandrine Nosbé pour la France Insoumise. Et des deux députés RN, Alexis Jolly, Thierry Pérez ainsi que Hanane Mansouri pour le parti d’Eric Ciotti.

Et maintenant ?

C’est la grand question : que va faire Emmanuel Macron ? Nommer un nouveau premier ministre qui aura sûrement autant de difficultés que les deux précédents à faire passer un budget ou redonner la main aux Français avec une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale ? S’il choisit cette deuxième option, les élections législatives devront être organisées dans les 40 jours qui suivent la dissolution donc autour de la mi-octobre. Un scrutin qui va forcément venir perturber une campagne municipale qui s’annonce déjà bien compliquée, à Grenoble notamment.

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