Face au violent incendie qui ravage la pinède de Martigues depuis jeudi, une colonne de renfort interrégionale, baptisée « Sud-Est Charlie », a été dépêchée sur place. Parmi les 72 sapeurs-pompiers mobilisés, 32 viennent d’Isère. Leur mission : renforcer les opérations de lutte contre les flammes dans un contexte météorologique encore défavorable.

Une mobilisation régionale d’envergure

Jeudi 17 juillet, en fin de nuit, une colonne de renfort composée de 72 sapeurs-pompiers issus de la région Rhône-Alpes a pris la route pour Martigues (Bouches-du-Rhône), où un incendie de grande ampleur mobilise d’importants moyens depuis jeudi en fin de journée.

Baptisée « Colonne Sud-Est Charlie », cette unité comprend des effectifs venus de la Haute-Savoie, de la Loire et surtout de l’Isère, avec 32 pompiers isérois à bord. Ces derniers ont quitté leur base vers 4 heures du matin, avec pour mission de rejoindre rapidement la zone sinistrée au nord-ouest de Marseille.

Les pompiers isérois en première ligne

La composante iséroise de la colonne se compose d’un groupe de commandement et d’un GIFF (Groupe d’intervention feux de forêt), unité spécialisée dans la lutte contre les incendies végétaux. Ces équipes expérimentées sont habituées aux conditions extrêmes et aux manœuvres complexes imposées par les feux de forêt.

Déployés sur un terrain difficile et exposé au vent, ils viennent soutenir les pompiers locaux et participer aux efforts de containment du feu. Une tâche ardue, tant l’incendie s’annonce virulent.

Un incendie toujours actif malgré plus de 600 pompiers sur place

Vendredi à la mi-journée, l’incendie n’était toujours pas maîtrisé, malgré la mobilisation de plus de 1 050 sapeurs-pompiers depuis jeudi à 19 heures, appuyés par 250 engins terrestres et un dispositif aérien conséquent : 2 Canadair, 1 hélicoptère bombardier d’eau lourd Super Puma, 2 hélicoptères légers, et un avion Dash, utilisé pour larguer du retardant et anticiper un changement de vent annoncé vers 14 h. À 6 h du matin, 238 hectares de forêt avaient déjà été détruits par les flammes, selon un bilan provisoire de la préfecture.

Vent, topographie et végétation : un cocktail explosif

Le sinistre évolue dans un contexte climatique tendu, marqué par un vent irrégulier, une végétation sèche et des températures élevées. Un cocktail propice à une propagation rapide du feu, malgré les efforts des secours.

Le feu qui s’était calmé un moment a repris en début d’après-midi lorsque le vent s’est levé, alors qu’un feu de broussailles se déclarait également dans les Bouches-du-Rhône, à Bouc-Bel-Air, au nord de Marseille.

Depuis le début de l’année, déjà 23 008 hectares étaient partis en fumée, selon les données publiées par l’Effis, le Système d’information sur les feux de forêts de la Commission européenne.