« Pas un élève à la rue » : enseignants et personnels se mobilisent dans 7 collèges

Les enseignants et personnels éducatifs de sept collèges de l’agglomération grenobloise se mobilisent pour alerter sur la situation des élèves sans hébergement. Des occupations symboliques sont prévues mardi 16 décembre, avant un rassemblement mercredi 17 décembre devant le Conseil départemental de l’Isère.

Une mobilisation pour rendre visible la situation des élèves à la rue

Les personnels éducatifs des collèges Aubrac, Fantin-Latour, Olympique, Les Saules, et Vercors à Grenoble, et Jules-Vallès et Gérard-Philippe à Fontaine, annoncent une mobilisation collective afin de dénoncer la précarité de certains de leurs élèves. Mardi 16 décembre à partir de 18 heures, des rassemblements auront lieu devant les établissements concernés, avec une occupation symbolique des collèges. Un nouveau temps fort est prévu mercredi 17 décembre à 15h30 devant le Conseil départemental de l’Isère.

« Des enfants dorment dehors avant d’aller en cours »

Selon les chiffres avancés par les personnels mobilisés, près de 1 200 personnes seraient actuellement sans logement à Grenoble, dont 240 enfants de moins de 10 ans. Derrière ces statistiques, les enseignants alertent sur des situations concrètes : des élèves dormant à la rue avant de se rendre en classe le matin. Ils dénoncent une situation qui s’aggrave depuis plusieurs mois, sans réponse jugée suffisante de la part de l’État et du Département, pourtant garants du droit au logement et du droit à l’éducation.

Des mises à l’abri menacées de sanctions

Dans leur communiqué, les personnels demandent au Conseil départemental de l’Isère de protéger les initiatives de mise à l’abri temporaire organisées dans certains établissements scolaires, notamment dans des gymnases, en dehors du temps scolaire. Ils dénoncent des menaces de poursuites ou d’interventions policières évoquées lors de précédentes initiatives. « Cela est inacceptable », affirment-ils, rappelant que ces occupations sont temporaires et motivées par l’urgence humanitaire.

Des revendications adressées aux institutions

Les personnels éducatifs interpellent plusieurs acteurs institutionnels : le Département de l’Isère, pour garantir et soutenir les mises à l’abri temporaires et cesser toute pression sur les personnels mobilisés ; l’État, afin d’augmenter en urgence les capacités d’hébergement pour les familles ; l’Éducation nationale, pour recenser les élèves sans logement et soutenir les équipes éducatives ; les collectivités locales, pour appliquer les engagements existants, notamment en matière de réquisition de logements vacants. « La solidarité ne peut pas remplacer durablement l’action des institutions », concluent-ils, réaffirmant leur mot d’ordre : Pas un élève à la rue.

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