Elle est présentée comme une journée noire par les syndicats qui appellent à une grève générale pour faire plier le gouvernement sur l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat. En Isère, 10 manifestations ont été officiellement déclarées et validées par la préfecture. Une journée à suivre en direct sur notre site.
13h19
« J’ai deux passions : la fanfare et la révolution »
C’est le tube du jour entendu tout au long du cortège et repris en ce moment par une fanfare sur la place de Verdun. La musique adoucit les moeurs et fédère les coeurs pourrait être le mot de la fin de cette journée de mobilisation.


13h15
« Quand il n’y a pas de flics, tout se passe bien »
Un constat partagé par de nombreux manifestants arrivés sans encombre place de Verdun. « Il y avait une super ambiance, très festive, avec des orchestres », nous confirme l’un d’eux. « À chaque fois que les forces de l’ordre se sont montrées sur le parcours, cela a immédiatement créé des tensions et suscité des slogans hostiles. »
À part quelques tirs de gaz lacrymogène au niveau de la Caserne de Bonne, les forces de l’ordre sont restées plus en retrait que lors des précédentes manifestations. Pour le bien de tout le monde finalement.
12h57
10 400 manifestants à Grenoble selon la police
Les autorités ont comptabilisé 10 400 participants à la manifestation grenobloise. La police avait estimé leur nombre à 13 000 le 17 octobre, 10 300, le 24 octobre et 7 300 le 31 octobre. Trois samedis où il est plus facile de mobiliser, puisque les jeunes ne sont pas en cours et que de nombreux actifs ne travaillent pas.
On attend encore le chiffre des organisateurs, mais avec un troisième score officiel supérieur à 10 000 manifestants, la mobilisation du 5 novembre apparaît comme un succès, d’autant qu’elle n’a pas été ternie par des violences.

12h46
La manifestation est sur la place de Verdun
Après une heure et demi de défilé dans les rues de Grenoble, la manifestation est arrivée au terminus qu’elle avait choisi, devant la préfecture. Ce n’était pas le parcours autorisé par la préfète mais le défilé s’est déroulé sans incident et dans la bonne humeur même si quelques grenades lacrymogène ont été tirées par la police au niveau du boulevard Gambetta.

12h43
Les policiers ont enlevé les casques
Est-ce pour saluer le passage des manifestants ? En tout cas, les gendarmes mobiles positionnés au croisement de Lesdiguières et d’Agutte Sembat ont retiré leur casque d’intervention. Un message d’apaisement ? C’était peut-être la stratégie à adopter dès le début du mouvement pour éviter les affrontements et la casse qui en découle…

12h38
Macron sur le passage de la manifestation !
Un « hommage » au Président de la République réalisé par les étudiants des Beaux-arts a été salué par les manifestants lors du passage du cortège devant l’école, rue Lesdiguières.

12h31
Les manifestants bientôt devant la préfecture
Ils ont finalement eu gain de cause et le défilé grenoblois va bien se terminer sous les fenêtres de la préfecture, place de Verdun. Un lieu symbolique lorsqu’on conteste les choix politiques faits par l’État. Aucun incident majeur n’a été signalé depuis le départ de la gare.

12h27
La police en retrait
Contrairement aux deux samedis précédents, il n’y a pas eu d’incidents au passage de la place Gustave-Rivet. Les policiers se sont faits discrets et semblent avoir reçu des consignes pour ne pas s’approcher trop près du cortège. Ils sont en train de reculer pour laisser passer la manifestation en centre-ville, malgré l’arrêté préfectoral qui l’interdit.
12h24
La fin du cortège devant la préfecture ?
La CGT a a engagé un référé-liberté hier devant le tribunal administratif de Grenoble, contre l’interdiction préfectorale de manifester dans le centre-ville ce jeudi. L’intersyndicale entendait maintenir son parcours initial, avec un départ avenue Alsace-Lorraine et une arrivée devant la préfecture. Le tribunal devait rendre sa décision dans la matinée. On ne sait pas encore si cette décision a été rendue mais les syndicats ont visiblement bien l’intention d’amener le cortège jusqu’à la place de Verdun, devant la préfecture…

12h18
Changement de programme, la manif bifurque vers le centre-ville !
Alors que le préfecture avait interdit au défilé officiel l’accès à l’hyper-centre, les syndicats qui contestaient cette mesure, viennent de faire bifurquer le cortège sur le boulevard Gambetta. La police est positionnée un peu plus loin au niveau du skatepark de la Caserne de Bonne…
12h08
L’accès au centre-ville bouclé
Comme la semaine dernière, les principaux accès à l’hyper-centre et à la galerie commerciale de la Caserne de Bonne sont sous bonne garde. La police quadrille les rues interdites. Le cortège passe à proximité mais sans dévier de sa destination finale dans le parc Mistral.


11h56
Place Gustave Rivet jamais 2 sans 3 ?
Lors des deux précédentes manifestations à Grenoble (le 24 et le 31 octobre), alors que le défilé se déroulait dans le calme, les affrontements violents avec les policiers avaient éclaté au niveau de la place Gustave Rivet, devant le bar Le Beaulieu, désorganisant complètement le service d’ordre. Les manifestants passeront sur ce carrefour stratégique dans quelques minutes. Espérons qu’il n’y aura pas une troisième répétition.

11h49
La manifestation rejoint les grands boulevards
La tête du cortège grenoblois en a terminé avec le cours Jean-Jaurès. L’ambiance est joyeuse malgré le contexte social tendu. Une batucada est présente dans le défilé.

11h34
Des policiers à tous les coins de rue
La préfecture de l’Isère a interdit les rassemblement dans l’hyper-centre de Grenoble. De nombreux policiers sont donc positionnés sur le passage du cortège pour s’assurer que les manifestants ne bifurquent pas sur un autre itinéraire que celui qui a été autorisé.
11h30
Le cortège est sur de bons rails
Le cours Jean-Jaurès est envahi par les manifestants qui empiètent également sur les voies de tram. La circulation des lignes est arrêtée et ne reprendra pas avant demain matin.

11h21
La manifestation grenobloise a débuté
Difficile pour l’instant d’évaluer le nombre de personnes mais il y a beaucoup de monde dans le cortège qui est parti de la gare de Grenoble et qui commence à remonter le cours Jean-Jaurès.


11h11
Les premières manifestations font le plein
1000 personnes selon les syndicats à Vienne, soit deux fois plus que le 17 octobre, 750 à Bourgoin, 350 à Roussillon… Les premiers chiffres qui remontent montrent que les manifestations iséroises sont bien suivies. Celle de Grenoble ne devrait pas tarder à s’élancer. Des milliers de personnes attendent devant la gare.
11h01
Des tensions hier devant l’hôtel de police
Environ 200 personnes se sont rassemblées hier après-midi devant l’hôtel de police pour demander la libération de Lokman. Les policiers ont dû faire usage de gaz lacrymogènes pour repousser certains manifestants qui essayaient de rentrer dans l’enceinte.

10h47
« Des conditions de garde à vue abominables »
La députée insoumise Elisa Martin ne mâche pas ses mots pour qualifier la garde à vue de Lokman, élève du lycée Mounier et figure du mouvement lycéen à Grenoble, arrêté par la police mercredi matin. Il est suspecté d’avoir commis des violences contre un autre élève qui voulait rentrer dans l’établissement. En tant que parlemantiare, elle a pu lui rendre visite dans sa cellule.

10h34
Des parlementaires isérois dénoncent la répression policière
Cyrielle Chatelain, la présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, la députée LFI Elisa Martin et le sénateur écologiste Guillaume Gontard ont donné rendez-vous à la presse devant le lycée Mounier pour dénoncer, selon eux, le contexte inédit de répression qui s’abat sur de nombreux jeunes mobilisés.

10h26
Les premières manifestations ont débuté
A Vienne, plus de 500 personnes ont commencé à défiler depuis la gare routière. Sur le campus universitaire, des centaines d’étudiants se sont également élancés en direction du centre-ville. Ils vont rejoindre la manifestation principale prévue à 11 heures depuis la gare de Grenoble.
10h15
Opération péage gratuit avortée
Les agriculteurs présents sur le secteur de Voreppe voulaient investir le péage et laisser passer gratuitement les automobilistes mais la gendarmerie présente sur place tôt ce matin les en a empêchés. Le pouvoir d’achat des usagers de l’A48 n’augmentera donc pas aujourd’hui…


10h02
Le lycée Mounier bloqué également
Ils ne seront pas nombreux à aller en cours ce jeudi 5 novembre. Le lycée Mounier, un des établissements les plus actifs du mouvement social est bloqué. Allan Brunon, l’élu LFI de Grenoble est présent. Mardi soir, il manifestait devant l’hôtel de police pour demander la libération d’un militant insoumis injustement arrêté, selon lui, devant un autre lycée de la ville.

09h57
La galère pour les parents
De nombreuses écoles de l’agglomération sont fermées ce jeudi. Un exemple parmi d’autres, sur les onze groupes scolaires de Saint-Martin-d’Hères, un seul fonctionne normalement (l’école Voltaire), trois ont réussi à conserver le périscolaire et la cantine uniquement pour les maternelles, les sept autres ne proposent aucun service public (garderie et cantine). Quatre de ces écoles sont d’ailleurs complètement fermées.
09h38
Un rond-point bloqué au nord de l’agglomération
Les agriculteurs en colère ont installé leurs tracteurs sur le rond-point devant la ferme des saveurs à Voreppe. L’accès à l’autoroute qui mène à Grenoble est très perturbé. Les gendarmes sont présents.


09h23
Les trams à l’arrêt
En raison du mouvement social, la ligne A du tram va arrêter de fonctionner à partir de 10 heures. Les autres lignes n’ont pas circulé du tout ce matin et vont rester fermées jusqu’à demain. Les dessertes en bus sont également très perturbées.
09h11
Un barrage filtrant à Voreppe
A l’appel de la confédération paysanne, des agriculteurs et leurs tracteurs ont pris possession du dernier rond-point avant l’entrée de l’autoroute à Voreppe depuis 7 heures ce matin. Ils distribuent des tracts. Un ralentissement de plusieurs kilomètres s’est formé pour les automobilistes arrivant du Voironnais.
08h55
Grenoble : plusieurs lycées bloqués
Ils sont à la pointe du combat social depuis plus d’un mois, les lycéens devraient donc être fortement mobilisés ce jeudi. Ce matin, l’entrée de plusieurs lycées grenoblois était bloquée mais contrairement aux autres jours, la police n’était pas présente ni devant Champollion, ni devant Stendhal.



