Transports perturbés, écoles fermées, manifestations et barrages filtrants : la journée du 5 novembre s’annonce particulièrement agitée en Isère. Une nouvelle étape dans la mobilisation sociale qui secoue le pays depuis plus d’un mois.

L’école des Vignes, à Saint-Ismier, sera entièrement fermée ce jeudi. Pas de cours, pas de cantine, pas d’accueil périscolaire ! Un exemple parmi beaucoup d’autres qui laisse présager une mobilisation particulièrement importante ce jeudi 5 novembre.

Barrage filtrant à Voreppe

La plupart des organisations syndicales ont appelé à une grève générale de la fonction publique comme du secteur privé pour bloquer le pays, avec notamment des revendications portant sur le pouvoir d’achat et la hausse des salaires.

Dans l’agglomération grenobloise, M réso annonce de très fortes perturbations sur les lignes de tramway. De son côté, la Confédération paysanne prévoit d’installer un barrage filtrant avec des tracteurs au rond-point de Voreppe à l’entrée de l’autoroute dès 7 heures du matin.

affiche confédération paysanne blocage

Grosse manifestation attendue à Grenoble

Plusieurs manifestations sont également programmées dans le département : à 9h30 à Vienne, 10 heures à Bourgoin-Jallieu et 14 heures à Voiron. À Grenoble, le cortège s’élancera à 11 heures de la gare pour rejoindre le parc Paul-Mistral, en empruntant le cours Jean-Jaurès puis les grands boulevards.

La préfecture de l’Isère a reconduit les mesures interdisant des rassemblements dans l’hyper centre-ville de Grenoble ainsi que dans les centres commerciaux de Comboire à Echirolles, Neyrpic à Saint-Martin d’Hères et Grand’Place.

manifestation foule 31 octobre
La barre des 10 000 manifestants devrait être franchie à Grenoble.

Des évènements annulés par précaution

La mobilisation pourrait se prolonger au-delà de cette seule journée, en particulier si la participation est massive. Par anticipation, plusieurs événements du week-end ont déjà été annulés comme la course aux noix, organisée par la Ville de Grenoble en faveur de la lutte contre les cancers masculins ou l’opération « Au carrefour de patrimoines ».

Alors que la mobilisation lycéenne ne s’est pas vraiment essoufflée depuis plus d’un mois, cette journée de convergence des luttes pourrait marquer une nouvelle étape dans le bras de fer engagé avec le gouvernement.

Y-a-t-il un chemin de sortie de crise ?

Le petit « incendie » qui a démarré, dans l’indifférence générale, le 21 septembre dernier dans un lycée de Créteil est devenu, faute de réponses jugées suffisantes par les manifestants, un véritable brasier très difficile désormais à arrêter.

Reste désormais à savoir si le gouvernement sera en mesure de proposer des solutions crédibles pour apaiser les tensions et renouer le dialogue avec la population. Mais à en juger par la détermination des manifestants, et même si la période s’y prête, ils ne semblent plus très nombreux à croire au Père Noël.