Ancien patron des moniteurs de ski français et conseiller régional, Gilles Chabert est décédé ce week-end à 74 ans. Originaire de Villard-de-Lans, il aura consacré une grande partie de sa vie à la défense de la montagne.
Le monde de la montagne est en deuil. Gilles Chabert est décédé des suites d’une longue maladie. Figure incontournable du ski français, cet enfant du Vercors avait su devenir l’un des hommes les plus influents du milieu montagnard.
24 ans à la tête des moniteurs de ski
Né en 1952 à Villard-de-Lans, fils d’agriculteur et ancien bûcheron, Gilles Chabert avait débuté sa carrière de moniteur de ski en 1977. Six ans plus tard, il prenait la direction de l’École du ski français de Villard-de-Lans.
En 1994, il accédait à la présidence du Syndicat national des moniteurs du ski français, fonction qu’il allait occuper pendant 24 ans, jusqu’en 2018. À la tête des célèbres « pulls rouges », il s’était imposé comme un défenseur déterminé de la profession, notamment auprès des pouvoirs publics français et européens.
Un élu au service de la montagne
Homme de réseaux, Gilles Chabert avait également investi le terrain politique. Élu au conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, aux côtés de Laurent Wauquiez, il était l’élu en charge des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver des Alpes françaises 2030.
Malgré ses responsabilités nationales et régionales, Gilles Chabert était toujours resté profondément attaché à son Vercors natal, où il résidait à Villard-de-Lans. Avec sa disparition, le territoire perd l’une de ses personnalités les plus engagées dans la défense du ski et de l’économie montagnarde.
