Depuis le 5 octobre, deux véhicules équipés de caméras sillonnent les zones de stationnement payant de Grenoble. Ils repèrent les véhicules potentiellement en infraction, mais la verbalisation reste du ressort des agents.
Depuis quelques jours, la Ville de Grenoble a mis en circulation deux véhicules équipés de caméras capables de lire automatiquement les plaques d’immatriculation. Un dispositif présenté par la municipalité comme un moyen d’améliorer la rotation des voitures et de libérer du temps aux agents chargés de la surveillance.
Concrètement, ces véhicules effectuent un « pré-contrôle » dans les secteurs où le stationnement est payant. La plaque d’immatriculation est lue par les caméras afin de vérifier si le véhicule dispose bien d’un droit de stationnement en cours de validité.

Pas de verbalisation automatique
Le passage de ces voitures ne signifie toutefois pas qu’une amende est automatiquement dressée lorsqu’une anomalie est détectée. En cas de défaut de paiement ou de dépassement de la durée autorisée, un agent de surveillance de la voie publique doit vérifier la situation avant une éventuelle verbalisation, précise la Ville.
La municipalité entend ainsi recentrer une partie du travail de ces agents sur d’autres infractions. Sont notamment visés les véhicules garés sur les trottoirs, passages piétons ou pistes cyclables, ainsi que le stationnement abusif ou illicite et l’occupation indue des emplacements réservés aux livraisons ou aux personnes à mobilité réduite.
Près de 100 000 PV par an
La Ville estime également que le renforcement du contrôle du stationnement payant doit favoriser une meilleure rotation des véhicules et, par conséquent, réduire le temps passé par les automobilistes à rechercher une place. En 2024, les agents grenoblois ont dressé 96 143 forfaits de post-stationnement pour défaut ou insuffisance de paiement, soit 4 % de plus qu’en 2023.
À Grenoble, le montant du PV pour défaut de paiement du stationnement est de 35 euros. À ce tarif, l’ensemble des amendes représente théoriquement jusqu’à 3,36 millions d’euros, mais cette somme ne correspond pas aux recettes réellement encaissées car certains montants sont réduits, annulés ou jamais payé.

La plaque devient essentielle
Pour les automobilistes de passage, le fonctionnement ne change pas fondamentalement : la plaque d’immatriculation doit obligatoirement être renseignée lors du paiement, que celui-ci soit effectué à l’horodateur ou avec l’application EasyPark. C’est cette information qui permet au nouveau dispositif de vérifier la validité du stationnement.
Les Grenoblois disposant d’un abonnement résident ou les personnes bénéficiant d’une autorisation temporaire, par exemple pour un déménagement ou des travaux, n’ont aucune démarche supplémentaire à effectuer.
La gratuité pour les handicapées
La mise en service des caméras ne remet pas en cause la gratuité du stationnement pour les titulaires d’une carte mobilité inclusion mention « stationnement » ou d’une carte européenne de stationnement visible derrière le pare-brise.
La Ville recommande toutefois d’enregistrer au préalable le véhicule afin de bénéficier d’un droit gratuit de longue durée. L’enregistrement peut notamment être réalisé sur le site du stationnement de la Ville de Grenoble ou auprès du pôle d’accueil des usagers.

