Face aux violences et dégradations constatées dans plusieurs lycées d’Auvergne-Rhône-Alpes, la Région annonce des plaintes systématiques et veut obtenir le remboursement des dégâts auprès des auteurs identifiés.

La Région Auvergne-Rhône-Alpes hausse le ton après les incidents survenus en marge du mouvement lycéen. Selon une première estimation communiquée par la collectivité, 21 lycées avaient subi environ 250 000 euros de dégâts lors de la première journée de violences.

Incendies volontaires, tirs de mortiers, vitres brisées, portails forcés ou encore jets de projectiles figurent parmi les faits recensés. L’estimation est montée en flèche selon les élus pour atteindre 25 à 30 millions d’euros au bout d’une semaine de conflit.

La collectivité annonce qu’elle portera systématiquement plainte contre les auteurs identifiés et cherchera à obtenir réparation pour les dommages causés. Elle prévoit également la possibilité de leur retirer l’accès à certaines aides régionales, notamment la bourse au mérite, la bourse mobilité, l’aide au premier équipement ou le PASS’Région.

Des maîtres-chiens dans les lycées

En parallèle, la Région indique avoir renforcé la sécurité dans les établissements les plus touchés. Des agents supplémentaires et des maîtres-chiens ont été déployés dans 19 lycées, tandis que des extincteurs supplémentaires ont été distribués et des entreprises mobilisées pour réparer rapidement les équipements endommagés.

« Manifester est une chose, mais casser, nous ne laisserons pas passer », affirme Laurent Wauquiez, conseiller spécial de la Région. De son côté, le président Fabrice Pannekoucke assure que les auteurs des violences « devront répondre de leurs actes ». Mais malgré ces déclarations d’intention, seule la justice pourra prononcer des sentences.