Le mouvement lycéen ne faiblit pas. De nouveaux établissements sont concernés par des perturbations ce jeudi 1er octobre, quatrième journée de mobilisation en Isère pour réclamer davantage de moyens et de meilleures conditions d’études.

Après trois journées déjà particulièrement agitées dans l’agglomération grenobloise, les lycéens poursuivent leur mobilisation ce jeudi matin. Un mouvement qui s’inscrit dans un appel national lancé par l’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante à bloquer lycées et universités ce 1er octobre.

À Grenoble, les perturbations touchent la plupart des lycées : Vaucanson, les Eaux-Claires, Louise-Michel. Des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu devant le lycée Mounier. Le lycée du Grésivaudan à Meylan ou de Pontcharra sont également bloqués ce matin pour la première fois. Certains établissements auraient conseillé à leurs élèves de ne pas venir en cours jugeant la situation trop dangereuse.

blocage meylan lycée

Pour de meilleures conditions d’études

Le mouvement, parti en début de semaine dans l’agglomération, porte d’abord sur les conditions d’études. Les lycéens dénoncent notamment les classes surchargées, les absences d’enseignants ou leur non-remplacement, le manque de personnels ainsi que des moyens matériels jugés insuffisants dans certains établissements.

À Grenoble, des élèves mobilisés ont également pointé des emplois du temps trop chargés, la sélection via Parcoursup ou encore certaines règles vestimentaires. Mercredi après-midi, environ 150 lycéens de plusieurs établissements se sont réunis en assemblée générale interlycées au square Docteur-Léon-Martin afin de coordonner la suite du mouvement.

7 interpellations mercredi

Cette nouvelle journée de mobilisation intervient après un mercredi une nouvelle fois marqué par des tensions dans l’agglomération grenobloise. À Saint-Martin-d’Hères, devant le lycée Pablo-Neruda, des tirs de mortiers et des jets de projectiles ont visé les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène. Quatre jeunes en possession de mortiers d’artifice ont été interpellés. Deux abribus ont également été dégradés.

À Grenoble, des incidents ont également éclaté autour du lycée Champollion. Après des tirs de mortiers, un groupe s’est retrouvé place Victor-Hugo où des poubelles ont été incendiées et des pierres lancées en direction des forces de l’ordre. Une personne avait été interpellée dans la matinée. Selon le bilan communiqué mercredi soir par la police, sept personnes ont finalement été interpellées dans l’agglomération grenobloise au cours de cette journée.

blocage lycée / Fumée devant une grille bondée

Une manifestation annoncée le 6 octobre

La veille, mardi 29 septembre, les incidents avaient été encore plus nombreux. La préfecture avait alors recensé 17 interpellations et dix blessés parmi les forces de l’ordre et personnels de l’État, sur fond de tirs de mortiers, jets de projectiles, incendies de poubelles, dégradations et usage de cocktails Molotov.

Malgré ces incidents, la mobilisation lycéenne semble donc s’installer dans la durée. L’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne appellent à une grande manifestation nationale le mardi 6 octobre. D’ici là, il est peu probable que les lycées retrouvent leur calme.