Juliette Willmann, l’une des meilleures freerideuses de la planète, est décédée dans une avalanche en Patagonie. La skieuse de 29 ans évoluait avec son mari, retrouvé vivant.
Le monde français de la montagne est en deuil. Juliette Willmann, l’une des figures du ski freeride de ces dernières années, est décédée mardi 29 septembre à l’âge de 29 ans, emportée par une avalanche dans le secteur du Cerro Crestón en Argentine
La skieuse française effectuait une sortie en ski de randonnée avec son mari, Pierre-Idris Mehdi, guide de haute montagne, lorsque l’avalanche s’est déclenchée. Selon les informations communiquées en Argentine, les secours ont retrouvé Juliette Willmann sans vie. Pierre-Idris Mehdi a, lui, été retrouvé vivant et pris en charge par les secours.
Du ski alpin au plus haut niveau du freeride
Née à Marseille et élevée à Barcelonnette, dans la vallée de l’Ubaye, Juliette Willmann avait grandi dans une famille entièrement tournée vers le ski. Son père était entraîneur, sa mère monitrice et sa sœur avait elle-même évolué en équipe de France de ski alpin. Juliette avait chaussé les skis dès l’âge de 2 ans avant de suivre pendant plus de dix ans la filière classique de la compétition alpine.
Elle avait ensuite choisi une autre voie : celle du freeride, où les skieurs tracent leur propre ligne en terrain non préparé. Installée à Chamonix à partir de 2016, elle s’était progressivement imposée parmi les meilleures Françaises de la discipline (4ᵉ mondiale en 2021).

Un virage vers la haute montagne
À partir de 2022, Juliette Willmann avait décidé de tourner la page de la compétition. Une décision qui ne signifiait pas s’éloigner du ski, bien au contraire. Elle souhaitait retrouver davantage de liberté et explorer une montagne plus sauvage, en se formant notamment au ski de haute montagne et à la pente raide.
Cette transition avait donné naissance au film « Rise », présenté notamment lors des Rencontres Ciné Montagne à Grenoble en 2023. Le documentaire racontait son apprentissage d’un nouvel univers, des podiums du freeride aux grandes faces alpines et notamment à l’aiguille Verte, dans le massif du Mont-Blanc. Un univers dont elle connaissait les dangers comme l’atteste cet extrait tiré du film.


