Deux jeunes randonneurs ont été attaqués par des chiens de protection vendredi matin sur le sentier menant à la Dent de Crolles dans le massif de la Chartreuse.

Selon les informations publiées par Le Dauphiné Libéré, ces deux randonneurs âgés de 19 et 20 ans ont été suivis par des chiens de troupeau peu avant 6 heures du matin sur le sentier qui mène du col du Coq au col des Ayes. L’un d’eux a été mordu à une fesse et à une jambe. La victime est redescendue d’elle-même pour recevoir des soins dans un cabinet médical.

Le site de l’attaque est très fréquenté pendant l’été puisqu’il permet de rejoindre l’un des sommets les plus prisés du massif : la Dent de Crolles. Les alpages qui s’étalent sur ses contreforts accueillent de fin juin à début octobre des centaines de moutons. Le troupeau est gardé par plusieurs chiens car le loup a fait son retour, il y a quelques années, dans cette zone. Ce samedi, les chiens et le troupeau se trouvaient toujours dans le secteur du col des Ayes.

Le chien perçoit le randonneur comme une menace

Lorsque vous approchez d’un troupeau, le chien vous perçoit d’abord comme une menace potentielle. Il va alors s’interposer entre vous et les animaux et adopter une attitude impressionnante : posture ferme, poils hérissés, aboiements. Cette réaction fait souvent peur, mais il ne s’agit pas d’une attaque. Ce sont des signaux de dissuasion, destinés à vous faire ralentir ou changer de trajectoire.

chiens patous et moutons (IA)

Si vous vous retrouvez dans une telle situation, il faut parler fort pour que le chien vous remarque de loin, essayer de contourner le plus largement possible le troupeau et s’arrêter au premier aboiement pour que le chien puisse venir vous identifier. Ne le regardez pas dans les yeux, si vous avez des bâtons, cachez les dans le dos et essayez de parler calmement à l’animal.

Une carte interactive des zones à risques

Une fois qu’il vous aura reniflé de bas en haut (et c’est impressionnant !), le chien devrait monter des signes d’apaisements (démarche plus souple, détourne le regard, aboiement qui diminue) et retourner dans son troupeau. Mais il n’est pas toujours évient d’avoir la bonne attitude quand la peur voire la panique prend le dessus.

L’attaque de la Dent de Crolles est une nouvelle illustration de la difficulté de concilier le tourisme et le pastoralisme. De plus en plus de randonneurs hésitent à choisir des destinations où ils risquent de croiser des chiens de protection. On peut retrouver facilement les zones concernées sur le site pasto-kezako ou sur l’application Isère Outdoor.