Face aux effets de la sécheresse qui impactent les exploitations agricoles du département, la préfecture de l’Isère a réuni une cellule départementale pour identifier les difficultés et coordonner les dispositifs d’aide.

Cette réunion a rassemblé notamment les organisations professionnelles agricoles et les différents services de l’État. Selon la préfecture, cette cellule doit permettre de dresser un état des lieux des difficultés rencontrées sur le terrain et de coordonner les dispositifs d’accompagnement pouvant être mobilisés.

Baisse des récoltes et de la production laitière

Les effets de la sécheresse se font déjà sentir dans les exploitations iséroises. L’élevage est particulièrement touché par la dégradation des ressources fourragères. La production d’herbe connaît une baisse importante, tandis que les rendements des moissons apparaissent très variables selon les secteurs. La production laitière est également en recul.

Une descente des alpages anticipée

Pour certains éleveurs, la situation devient particulièrement préoccupante. La préfecture évoque la nécessité d’envisager, dans certaines exploitations, une descente plus précoce des troupeaux qui passent l’été en alpage, mais aussi l’usage de maïs pour alimenter le bétail. Dans les situations les plus difficiles, certains pourraient être contraints de réduire une partie de leur cheptel.

Des aides pour soutenir les exploitations

Face à ces difficultés, plusieurs dispositifs doivent être mobilisés afin d’aider les agriculteurs à faire face aux conséquences économiques de la sécheresse. Ils pourront notamment concerner le soutien à la trésorerie des exploitations, la prise en charge de cotisations sociales ou encore des mesures de simplification administrative et des dérogations.

Le mal-être agricole également surveillé

Au-delà des conséquences économiques, les services de l’État soulignent également les répercussions humaines de cette nouvelle crise. Les difficultés financières, l’incertitude concernant les récoltes et la charge de travail peuvent accentuer la fragilité de certains exploitants.

Les dispositifs de prévention et d’accompagnement du mal-être agricole sont donc également activés. La cellule départementale doit permettre de maintenir une veille sur la situation des exploitations et de renforcer la coordination entre les différents acteurs du monde agricole et les services de l’État.