Ce lundi 27 juillet au matin, l’association PETA France a installé son opération « L’Enfer mobile » place Victor Hugo, avant de circuler dans le centre-ville de Grenoble. Ce camion, conçu pour ressembler à un véhicule de transport de cochons, a diffusé des enregistrements sonores présentés par l’association comme des cris d’animaux lors de leur abattage.

Selon PETA, ce dispositif visait à rendre visible ce que l’industrie porcine préfère cacher : le transport des cochons vers les abattoirs, souvent sur de longues distances et dans des conditions que l’association qualifie de difficiles, notamment l’absence d’eau et l’exposition aux intempéries. L’organisation a choisi Grenoble en raison de la place qu’occupe la charcuterie dans les spécialités montagnardes de la région.

Peta action "l'enfer mobile"

« Nous sommes là pour rappeler que derrière chaque tranche de porc se trouve un être sensible qui ressent la peur, le stress et la douleur », a déclaré Mimi Bekhechi, directrice exécutive de PETA France.

PETA rappelle par ailleurs que dans l’élevage porcin, les porcelets subissent généralement une coupe de la queue, un limage des dents et, pour les mâles, une castration, sans anesthésie. Selon l’association, environ 22 à 23 millions de cochons sont élevés, transportés puis abattus chaque année en France pour la consommation.

Cette opération s’inscrit dans une tournée que PETA mène dans plusieurs villes françaises associées à des produits à base de viande porcine.