La première carte officielle des sites des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver des Alpes françaises 2030 a été dévoilée lundi. Sans surprise, aucun site isérois n’y figure. Si le choix est désormais acté, les organisateurs assurent vouloir faire rayonner les Jeux bien au-delà des seuls territoires qui accueilleront les compétitions.

C’était attendu, déjà acté, c’est désormais officiel. Réuni à Charbonnières-les-Bains (Rhône), le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques des Alpes françaises 2030 (COJOP) a présenté la première carte des sites de compétition. L’Isère en est bien absente, ce qui confirme les orientations dévoilées ces derniers mois : les Jeux s’appuieront sur un nombre limité de sites, avec un objectif affiché de compacité, de mutualisation des équipements et de maîtrise des coûts. Les derniers arbitrages portent encore sur la répartition de certaines disciplines entre les sites lyonnais, mais la géographie générale des Jeux est désormais fixée.

Grenoble n’a jamais réussi à retrouver une place dans le projet

Dès le lancement du projet, la majorité municipale d’Eric Piolle n’avait pas manifesté de volonté de revoir les Jeux à Grenoble, tels qu’ils se dessinaient, pour des raisons financières, politiques et environnementales. Le territoire grenoblois a bien tenté de refaire surface, après l’abandon du scénario niçois pour le pôle glace : le monde économique – CCI, Medef, CPME, Chambre des métiers ou encore Fédération du BTP – avait appelé à la rénovation du Palais des sports en vue d’accueillir des compétitions sur glace. Laurence Ruffin, fraîchement élue maire de Grenoble, avait affirmé en avril, sur notre plateau, qu’elle avait ouvert des discussions avec le monde économique à ce sujet. « On a dit qu’on était d’accord pour en discuter (…) pourvu d’en faire des jeux olympiques populaires et écologiques. Mais à ce stade, il n’y a pas de positionnement de la Ville, car il faut bien définir de quoi on parle.« 

« Embarquer toute la montagne française »

Pour autant, l’absence de l’Isère des sites de compétition ne signifie pas, selon les organisateurs, que le département sera écarté de l’aventure olympique. « La volonté du COJOP, c’est d’arriver à embarquer toute la montagne française », a insisté son président Edgar Grospiron. Selon lui, si les stations hôtes bénéficieront naturellement d’une visibilité particulière, les Jeux doivent servir de vitrine à l’ensemble des Alpes françaises. Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, a tenu le même discours : « Toute notre montagne (…) doit être à la fête avec ces Jeux d’hiver. »

Le président du comité d'organisation des jeux olympiques et paralympiques alpes françaises 2030 Edgar Grospiron devant les caméras

Miser sur l’héritage plutôt que sur les épreuves

Même approche du côté du mouvement paralympique. Sa présidente, Marie-Amélie Le Fur, rappelle que le choix d’un nombre réduit de sites répond à une logique d’efficacité et de sobriété. Elle assure toutefois que des territoires qui n’accueilleront pas de compétitions pourront profiter de l’héritage des Jeux, citant notamment Chamrousse parmi les stations appelées à bénéficier de la dynamique olympique – la station iséroise, actrice historique du développement du paraski alpin et nordique, avait candidaté pour l’accueil des épreuves.

Le COJOP promet ainsi des retombées qui dépasseront largement la carte officielle des épreuves, avec l’ambition de faire des Alpes françaises, dans leur ensemble, la destination mise en lumière par les Jeux de 2030.

Toute l'équipe d'organisation des JO Alpes françaises 2030, photo de groupe