Après plusieurs scrutins marquants en mars et en avril, on avait presque oublié qu’il restait encore des postes à pourvoir pour le bon fonctionnement de l’agglomération grenobloise. Notamment la présidence du SMMAG, le syndicat qui gère les mobilités dans l’aire grenobloise, un sujet loin d’être anodin. L’élection du président aura lieu ce jeudi 4 juin.

Le syndicat qui définit la politique d’investissements en matière d’infrastructures liées aux déplacements est composé en majorité d’élus métropolitains (16 sur 29). Mais avec chacun quatre représentants, le Grésivaudan, le Pays Voironnais et le Département de l’Isère ont également leur mot à dire. Et c’est là où les choses peuvent se compliquer car ces collectivités sont dirigées par des présidents de droite alors que la métropole penche à gauche.

La question des déplacements du quotidien, essentielle pour une grande partie des habitants du bassin grenoblois, peut-elle s’affranchir des clivages politiques et des luttes de pouvoir ? L’expérience passée n’incite guère à l’optimisme sur ce point, mais l’avenir, lui, reste encore à écrire.

Ce jeudi 4 juin, les 29 nouveaux élus du SMMAG (depuis l’an dernier le Vercors a un représentant) vont se réunir pour choisir celui qui présidera aux destinées du syndicat. A la veille du vote, il ne semble pas y avoir beaucoup de suspense. Le président sortant, Sylvain Laval, maire de Saint-Martin-le-Vinoux, devrait être reconduit à son poste. Même s’il a été attaqué durement par certains membres de la majorité métropolitaine dont dont il fait pourtant partie, il peut compter sur le soutien des autres territoires.

Mais le plus dur pour lui viendra sûrement après. La gratuité des transports en commun a été mise sur la table lors de la campagne par plusieurs candidats. Et pas des moindres. Laurence Ruffin, la nouvelle maire de Grenoble, son opposant insoumis, Allan Brunon qui fait beaucoup de bruit sur le sujet ou encore les élus communistes très influents à la Métropole. Y-aura-t-il un consensus au sein du SMMAG pour avancer dans ce sens ? Rien n’est moins sûr…

Autre dossier sensible, le projet de Métrocâble mis sous le tapis depuis deux ans mais pas officiellement enterré. Est-ce que Sylvain Laval qui l’a défendu pendant des années contre les écologistes et la droite voudra et pourra le remettre en selle ou actera-il un enterrement de première classe (les études ont déjà coûté plus de 7 millions d’euros à la collectivité) ? Des questions qui risquent d’être bien plus clivantes que l’élection de ce jeudi.

🎥 La position du président de la Métropole sur le dossier du Métrocâble

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