Jugé en Italie pour le meurtre de la Lyonnaise Auriane Laisné, un étudiant de l’UGA au moment des faits, a été condamné à 25 ans de prison par la cour d’assises d’Aoste. Une peine inférieure aux réquisitions du parquet, qui avait demandé la perpétuité.

La cour d’assises d’Aoste a reconnu coupable, mercredi 8 avril, Sohaib Teima, 21 ans, du meurtre de son ex-compagne Auriane Laisné. Les faits remontent à la nuit du 26 au 27 mars 2024, dans le nord-ouest de l’Italie. Le jeune homme, qui était étudiant à Grenoble à cette époque, a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle, alors que le procureur avait requis la perpétuité lors de l’audience du 18 mars.

Une victime droguée avant d’être tuée

Selon les éléments de l’enquête, la jeune femme de 22 ans aurait été droguée avec des benzodiazépines avant d’être conduite dans un lieu isolé, puis tuée à l’arme blanche. L’autopsie a révélé une concentration élevée d’anxiolytiques dans son sang, à un niveau susceptible de l’empêcher de se défendre. Auriane Laisné présentait trois blessures au couteau, dont deux au cou et une à l’abdomen, ainsi qu’une seule trace de défense. Son corps avait été retrouvé le 5 avril 2024 dans une chapelle abandonnée de la commune de La Salle.

Un suspect rapidement identifié et extradé

Les soupçons se sont rapidement portés sur le jeune homme, interpellé le 11 avril 2024 à Lyon avant d’être extradé vers l’Italie. Avant son procès pour meurtre en Italie, Sohaib Teima avait été jugé en France par le tribunal correctionnel de Grenoble. Poursuivi pour des faits de violences et des comportements coercitifs au sein du couple dénoncés par Auriane Laisné fin 2023 et début 2024, il avait été condamné à trois reprises en 2024. Ces éléments ont été versés au dossier et ont contribué à éclairer le contexte dans lequel s’inscrit le meurtre avant d’être de nouveau transféré en Italie pour y être jugé pour homicide.

Une peine jugée insuffisante par la famille

Au terme d’un procès éprouvant, l’accusé s’est peu exprimé, évoquant seulement sa « compassion » pour la famille et espérant être innocenté. La mère de la victime s’est dite soulagée que « sa responsabilité soit enfin reconnue », tout en regrettant la peine prononcée : « 25 ans, ça me paraît peu. Je suis inquiète à la perspective qu’il puisse sortir un jour. » . Le jugement détaillé sera rendu le 16 juin. Le parquet italien pourrait faire appel de la décision, tout comme la défense.

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