Vainqueurs d’Angers (3-1) lors du match 5 des demi-finales de Ligue Magnus, les Brûleurs de Loups de Grenoble reprennent l’avantage dans une série toujours aussi serrée. Grâce à un succès construit avec patience et conclu dans la cage vide, les Isérois se rapprochent de la finale… sans encore avoir fait le plus dur.
Il n’y a décidément pas de répit dans cette demi-finale entre Grenoble et Angers. Pour ce cinquième acte, les deux formations ont encore livré un duel engagé, intense, et longtemps indécis.
Dans une rencontre marquée par de nombreuses pénalités et peu d’espaces, chaque occasion s’est arrachée. Les Angevins ont d’ailleurs eu les premières opportunités franches, sans parvenir à concrétiser, tandis que les Grenoblois ont progressivement pris le dessus, notamment dans le deuxième tiers.
« Deux bonnes équipes ce soir, un match avec beaucoup d’intensité », résumait l’attaquant Guillaume Leclerc, soulagé au coup de sifflet final. « C’est une série serrée depuis le début, et elle est peut-être partie pour l’être jusqu’à la fin. »
Comme souvent dans ces playoffs, tout s’est joué sur des détails. Plus patients et disciplinés dans les moments clés, les Brûleurs ont fini par faire la différence, avant de sceller la victoire avec un troisième but en cage vide dans les dernières secondes (3-1).

La patience, clé du succès grenoblois
Face à une équipe angevine solide défensivement, Grenoble a dû s’armer de sang-froid. Une qualité essentielle dans ce type de confrontation. « Garder la patience, ne pas s’exciter trop vite… continuer à travailler, faire les choses demandées, c’est la recette », insistait Guillaume Leclerc.
Même constat du côté du coach Edo Terglav, qui a salué la capacité de son équipe à rester structurée malgré la pression : « Chaque but, il faut aller le chercher, le mériter. Il faut faire les petites choses bien. Je trouve qu’on a été bons là-dessus aujourd’hui. »
Après deux défaites, les Grenoblois ont su réagir au bon moment. Mieux organisés défensivement, plus justes dans les transitions, ils ont aussi pu compter sur un collectif retrouvé, notamment avec des retours importants en défense.

Angers : « la pire période des play-offs »
Côté angevin, le scénario laisse des regrets. Dominateurs par séquences en début et fin de match, les Ducs ont payé cher un trou d’air au cœur de la rencontre. « On a raté le coche en première période avec toutes les occasions. Et la deuxième période, c’est la pire qu’on a faite depuis le début de la série, voire des play-offs », analysait le coach d’Angers. Jonathan Paredes.
Un passage à vide dont Grenoble a su profiter, en imposant davantage de rythme et d’intensité. Malgré une tentative de réaction dans le troisième tiers, les Angevins ont manqué de précision dans le dernier geste. « Ça se joue à un but à chaque fois, sur des petits détails », rappelait le technicien, qui assure toutefois que son équipe « va tout faire pour pousser un match 7 ».
Deux balles de match… mais un défi à relever
Avec ce succès, Grenoble mène désormais la série et se retrouve en position idéale : deux occasions de conclure, dont la première dès le match 6 à Angers. Mais rien n’est encore joué, loin de là. Les Brûleurs n’ont toujours pas gagné à l’IceParc cette saison, et la mission s’annonce délicate dans une patinoire où les Ducs sont particulièrement performants.
« On a l’opportunité de finir la série, mais ça reste un match à jouer », tempère Guillaume Leclerc. « Il faut le préparer comme tous les autres. » Même prudence chez Edo Terglav : « Si on peut finir, c’est ce qu’on veut, mais ça ne va pas être facile. »
Dans une série où chaque match se joue à la marge, la clé sera autant mentale que tactique. Gestion des émotions, discipline et capacité à saisir les moments forts feront encore la différence.

Cap sur un match 6 décisif
Les Grenoblois ont pris la direction d’Angers dès leur sortie des vestiaires. Histoire de récupérer au mieux avant un match 6 sous haute tension. D’un côté, Grenoble peut valider son billet pour la finale. De l’autre, les Ducs joueront leur survie. « La prochaine victoire est toujours la plus importante en playoffs », rappelle Leclerc. Une certitude : au vu des cinq premiers actes, cette demi-finale n’a pas fini de faire trembler les nerfs…