Le procès en appel des trois anciens joueurs du FCG accusés du viol d’une jeune femme en 2017 après un match de Top 14 de leur équipe se termine ce vendredi. Les débats auront duré plus d’une semaine et ont livré des détails sordides sur une soirée de débauche où l’alcool n’explique pas tout.
Le Dauphiné Libéré qui suit l’audience devant la cour d’assises de la Charente rapporte, dans son édition de vendredi, que l’un des trois prévenus, Loick Jammes, est accusé d’avoir utilisé une béquille pour pénétrer la victime endormie.
Une version contestée par l’avocat grenoblois Denis Dreyfus qui explique à la barre qu’aucune preuve scientifique ne vient étayer les déclarations de la jeune fille. Il évoque « une rumeur enflée par la médiatisation ».
Pourtant, le sang et l’ADN de la jeune femme ont bien été retrouvés sur cette béquille. Un témoignage semble également accabler l’ancien talonneur grenoblois qui aurait confié au médecin du FCG, au lendemain des faits, avoir inséré cette béquille dans le vagin de la jeune fille « peu profondément ».
Un détail sordide qui risque de peser au moment du délibéré. Le verdict est attendu vendredi soir ou samedi. En première instance, Loïck Jammes, Denis Coulson et Rory Grice, avaient été condamnés à de lourdes peines pour viol en réunion : 14 ans de réclusion criminelle pour les deux premiers, 12 ans pour le troisième.