Dans une élection chaque voix compte. A Seyssins cette formule a pris tout son sens dimanche puisque le scrutin s’est joué avec deux voix d’écart. Il suffisait qu’un seul électeur change son vote pour modifier le verdict des urnes.
A Seyssins, on prévoyait un deuxième tour serré, on ne croyait pas si bien dire. Au bout du suspense, c’est finalement le maire sortant Fabrice Hugelé qui l’a emporté. Il avait été devancé de trois points au premier tour, par une liste citoyenne de gauche menée par Vincent Peytavin, un ingénieur en informatique de 44 ans.
La troisième liste en course, celle d’Anne-Marie Malandrino pour la droite, ayant décidé de se maintenir, le deuxième tour offrait la possibilité à la gauche de faire basculer cette commune de 8000 habitants. Mais, les électeurs de droite en ont décidé autrement. La liste d’Anne-Marie Malandrino a perdu plus de dix points entre les deux tours.
Des voix qui se sont portées en majorité vers Fabrice Hugelé. Cet ancien socialiste membre désormais du parti macroniste Renaissance a ainsi réussi à conserver son siège avec seulement deux voix d’avance. Un écart infime qui sera peut-être contesté par un recours.

