Pour la première fois de son histoire la ville de Grenoble sera dirigée par une femme. Laurence Ruffin, 48 ans, a été élue ce dimanche avec plus de 56% des voix face à Alain Carignon.

La stratégie de fusion avec La France Insoumise après le premier tour était donc la bonne. La candidate qui s’inscrivait dans la continuité du mandat d’Eric Piolle a pu bénéficier des 14,5% d’Allan Brunon sans perdre pour autant les reports de voix issus d’une gauche plus modérée incarnée par Romain Gentil. Elle a fêté cette victoire avec ses militants et son frère, le député François Ruffin (ex LFI) venu de sa Somme natale.

La première partie du pari est donc réussi mais Laurence Ruffin va devoir composer avec une courte majorité puisque les 13 élus insoumis qui figuraient sur sa liste ont confirmé qu’il siégeraient dans l’opposition. « Une opposition constructive » a précisé Allan Brunon sur notre plateau.

Il n’y aura, en tout cas, pas de lune de miel après ce mariage de raison. Et comme les Insoumis, très virulents contre l’équipe de Laurence Ruffin au cours de la campagne, n’ont pas pour habitude de mettre beaucoup d’eau dans leur vin, on peut s’attendre à ce que les prochaines conseils municipaux soient un peu « sportifs ». A commencer par celui de vendredi où sera officiellement élue la nouvelle maire de Grenoble.

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