Les tractations auront duré moins de 24 heures. Un accord a été trouvé ce lundi soir entre la liste d’Allan Brunon (LFI) et celle de Laurence Ruffin soutenue par les Ecologistes et le PS. Les forces de gauche s’unissent donc au second tour à Grenoble pour affronter Alain Carignon arrivé en tête au premier.

L’annonce a eu lieu au local de campagne de La France Insoumise, rue Thiers à Grenoble, sans la présence de Laurence Ruffin. Arrivée en deuxième position dimanche, la candidate de la gauche écologiste, grande favorite de cette élection, n’avait plus vraiment le choix. Elle aurait pu tenter le match à trois mais le résultat était incertain. La fusion avec les Insoumis sécurise un un peu mieux le report des voix de gauche qui pèsent quand même 58% des votants.

Alain Carignon a dénoncé « une alliance contre nature » estimant que cet accord était guidé par la panique qui a envahi le camp de Laurence Ruffin depuis la publication des résultats du premier tour. Il a rappelé que sa liste était « loin des accords d’appareils » et s’est dit confiant sur la capacité de son équipe à convaincre les Grenoblois qu’un changement est possible.

« Il n’y a pas eu d’accord programmatique » a précisé Allan Brunon mais « simplement une fusion technique pour battre cette droite xénophobe qui est sur notre chemin. » Autrement dit, une fois le second tour passé, chaque camp siègera de façon autonome au conseil municipal. « Nous aurons un groupe insoumis fort à la mairie de Grenoble » a confirmé Allan Brunon alors que Laurence Ruffin espérait, en cas de victoire, pouvoir s’appuyer sur une majorité unie.

Autre problème à régler très vite pour Laurence Ruffin : accueillir au moins 16 membres de la France Insoumise sur sa liste. Soit autant de personnes de son équipe à faire partir. Une tâche qu’elle devra accomplir d’ici mardi soir avant la clôture des candidatures. « Chacun ses problèmes » a ironisé Allan Brunon. Bien qu’arrivé en troisième position, il apparait finalement comme le gagnant de ce premier tour.

Partager cet article