Un homme de 38 ans a été interpellé dimanche 9 mars à Grenoble et placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour viol aggravé par soumission chimique. Les faits remontent au 4 juin 2025.
Ce soir-là, une femme de 36 ans se rend dans un bar grenoblois. Au cours de la soirée, elle fait la connaissance d’un homme. Rapidement, la jeune femme se sent de plus en plus mal. L’individu lui propose alors de la raccompagner à son domicile. Selon les éléments de l’enquête, l’homme aurait profité du trajet pour agresser la victime. Malgré les refus répétés de celle-ci d’avoir un rapport sexuel, il l’aurait violée.
Un ADN non identifié
L’enquête est confiée à la brigade de protection de la famille du service local de la police judiciaire de Grenoble. Les examens médicaux et les premières constatations permettent de mettre en évidence un ADN susceptible d’appartenir à l’auteur des faits. Celui-ci ne correspond toutefois à aucun profil enregistré dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).
Soumission chimique à son insu
Les analyses toxicologiques réalisées sur les prélèvements effectués sur la victime révèlent également qu’elle a été victime d’une soumission chimique à son insu. Ce résultat explique le malaise soudain qu’elle avait ressenti au cours de la soirée.
Témoignages et investigations bancaires
Plusieurs personnes présentes dans l’établissement la nuit des faits sont entendues par les enquêteurs. Un portrait-robot de l’agresseur est également établi. Par ailleurs, de minutieuses investigations bancaires portant sur les paiements effectués par les clients du bar permettent aux policiers d’identifier un suspect.
Interpellation après plusieurs mois d’enquête
L’homme suspecté est finalement interpellé le 9 mars et placé en garde à vue. Une perquisition menée à son domicile permet de procéder à un prélèvement ADN. Les analyses confirment qu’il correspond à celui retrouvé sur la victime.
À l’issue de sa garde à vue, le suspect, âgé de 38 ans, a été déféré au parquet de Grenoble dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire pour viol aggravé. Cette qualification tient notamment au fait qu’une substance aurait été administrée à la victime à son insu afin d’altérer son discernement et le contrôle de ses actes. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.