Quatrième commune de l’agglomération grenobloise avec 22 000 habitants, Fontaine a était dirigée par les communistes pendant 75 ans. Autant dire que la bascule au centre en 2020 a été un événement notable dans la vie de la commune.
Elu avec plus de 60% des voix, Franck Longo, 37 ans, membre du Modem, repart en campagne en s’appuyant sur son équipe en place et en bénéficiant en plus du soutien d’une partie de la gauche dès le premier tour. Amélie Amore, cheffe de file du Parti socialiste à Fontaine et François Legrand, militant pour Place publique, ont, en effet, choisi de rejoindre sa liste.
Même si les partis concernés ont désapprouvé ce rapprochement, il vient apporter du crédit à la candidature du maire sortant. D’autant qu’aucune autre liste de droite ne se présente et que même le Rassemblement National qui avait fait plus de 17% en 2014 a jeté l’éponge.
En face, on retrouve deux listes issues de la même mouvance politique. La première est menée par la communiste Claudine Didier, 67 ans. Elle est soutenue par La France Insoumise et les écologistes, deux formations qui s’opposent farouchement de l’autre côté du Drac à Grenoble mais qui ont décidé de faire cause commune à Fontaine pour ramener la ville à gauche.
Une union indispensable pour gagner mais qui se heurte à une voix dissonante : celle de l’ancien maire Jean-Paul Trovéro (2014-2020). A 75 ans, celui qui vient de passer les six dernières années comme conseiller municipal d’opposition a décidé de repartir en campagne en montant une liste citoyenne, indépendante des étiquettes politiques. S’il a quitté le parti communiste l’an dernier, il reste pour beaucoup d’habitants, le dernier élu d’une longue tradition.
Alors retour à la tradition ou poursuite de la politique mise en place par Franck Longo ? La réponse est dans les mains des électeurs de Fontaine