À quelques jours du premier tour des élections municipales, le président du Département de l’Isère, Jean-Pierre Barbier, annonce soutenir la liste menée par Alain Carignon. L’élu appelle les électeurs à un « vote utile » pour tenter de battre la liste conduite par Laurence Ruffin, et soutenue par Eric Piolle, le maire sortant.

Le président du Département de l’Isère a officialisé sa position à l’approche du scrutin. Comme lors des municipales de 2020, Jean-Pierre Barbier apporte son soutien à la liste « Réconcilier Grenoble » conduite par Alain Carignon. Selon lui, cette liste représente aujourd’hui la principale alternative à la majorité écologiste qui dirige la ville depuis 2014. L’élu départemental appelle ainsi les électeurs à se rassembler derrière cette candidature afin d’éviter la dispersion des voix. « J’appelle les électeurs à donner à la seule liste en capacité de battre la gauche la dynamique nécessaire dès le premier tour », affirme-t-il, plaidant pour un « vote utile ».

Un bilan sévèrement critiqué

Dans son communiqué, Jean-Pierre Barbier dresse également un bilan très critique de la gestion municipale menée par Éric Piolle. Il évoque une ville dont les indicateurs seraient « au rouge », citant notamment la sécurité, la situation financière et la démographie. Pour l’élu départemental, un nouveau mandat de l’équipe actuelle serait « la pire des solutions » pour Grenoble. Il estime qu’un changement de gouvernance est nécessaire pour permettre à la ville de « retrouver son aura, sa sécurité et sa capacité de dialogue ».

Un rassemblement élargi autour de la liste

Jean-Pierre Barbier souligne également la composition de la liste portée par Alain Carignon. Il met en avant la présence de personnalités issues du centre et de la droite locale, comme le conseiller départemental Franck Benhamou. Le président du Département insiste surtout sur la participation cette fois-ci de l’ancienne candidate centriste Émilie Chalas. En 2020, il avait regretté qu’aucune alliance n’ait été trouvée entre la droite et le centre. « J’avais regretté, en 2020, qu’Émilie Chalas refuse de travailler avec la droite. Alain Carignon a su la convaincre cette fois-ci », explique-t-il, estimant que cette alliance démontre la capacité du candidat à rassembler au-delà des clivages politiques.

Richard Cazenave soutient également cette position

Le soutien de Jean-Pierre Barbier est également appuyé par l’ancien député de la première circonscription de l’Isère, Richard Cazenave. Membre successivement du RPR puis de l’UMP, il approuve la décision du président du Département et estime qu’un rassemblement autour de la liste d’Alain Carignon est aujourd’hui nécessaire pour tenter de battre la majorité sortante. Cette prise de position peut surprendre. En 2007, lors des élections législatives, Richard Cazenave s’était en effet opposé à Alain Carignon en maintenant sa candidature face à celle de l’ancien maire de Grenoble, pourtant officiellement investi par le parti. Près de vingt ans plus tard, l’ancien parlementaire dit soutenir la stratégie de rassemblement engagée à l’approche du scrutin municipal.

Richard Cazenave

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