L’Isère confirme son excellence gastronomique au Salon International de l’Agriculture. Avec 28 distinctions récoltées lors du Concours Général Agricole, les producteurs du département s’imposent par la qualité de leurs vins, de leurs spiritueux et de leurs produits laitiers. Retour sur un palmarès qui honore le savoir-faire local.

Une percée remarquée pour les vins et spiritueux

Le vignoble isérois sort grandit de cette édition parisienne. Les jurys ont attribué huit médailles aux vins du département (3 d’or, 4 d’argent, 1 de bronze). Une performance portée notamment par le Vignoble Chevalier Bayard, à Pontcharra, qui réalise un triplé impressionnant avec deux médailles d’or et une d’argent.

Le rayon des alcools et apéritifs n’est pas en reste, affichant une insolente réussite avec sept distinctions, dont cinq en or. L’Alchimisterie à Grenoble décroche l’or pour son « Pastis des montagnes », tandis que les maisons historiques Cherry Rocher et Bigallet voient également leur expertise récompensée. Côté brasserie, la Sassenageoise La Furieuse confirme sa montée en puissance : elle repart avec de l’argent pour sa « Sulfurieuse » et l’or pour la « Fugazi », sa référence sans alcool.

L’excellence dans l’assiette : de la noix au fromage

Le Concours des Produits a été particulièrement généreux pour les filières traditionnelles. L’or est allé saluer le travail de la Boucherie du Grand Lemps pour son jambon cuit à l’ancienne, alors que la filière nucicole brille à nouveau. L’Huilerie de Tencin, le GAEC du Rocher (Saint-Geoirs), le GAEC des Murailles (Tullins) et l’Atelier de la Noix de Léa se partagent quatre médailles (une d’or et trois de bronze), prouvant la constance de la qualité de la noix de Grenoble.

Le pôle laitier réalise également un beau tirage avec six médailles. La Fruitière de Domessin (Val de Virieu) domine le segment des raclettes (fumée, trois poivres et nature), tandis que la Fromagerie de Vinay et la Fromagerie du Dauphiné (Têche) confirment la suprématie des Saint-Marcellin IGP et Saint-Félicien sur les tables nationales.

Un rendez-vous adapté pour l’élevage

Si les produits transformés ont déjà fait le plein de médailles les 23 et 24 février, le Concours général des animaux se poursuit jusqu’à dimanche. Cette édition 2026 reste toutefois marquée par l’absence des bovins, écartés des rings parisiens en raison de l’épidémie de dermatose nodulaire. Mais l’Isère a également pu être récompensée grâce aux ovins, de l’éleveur Cédric Riotton à Saint-Martin-de-La-Cluze.

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