Les 15 et 22 mars, vous allez voter pour choisir votre prochain maire. À Grenoble, Eric Piolle, en poste depuis douze ans, ne se représente pas. La succession est donc ouverte. Jusqu’au scrutin, on vous propose de découvrir les candidats un par un. Ils viennent présenter leur parcours et leur programme sur le plateau de TG+ dans l’émission Le +. Aujourd’hui, focus sur Catherine Brun, candidate de Lutte ouvrière.
Âgée de 68 ans, Catherine Brun est retraitée de l’Éducation nationale après avoir enseigné l’histoire-géographie dans un collège REP à Échirolles. Habitante du quartier de la Villeneuve à Grenoble, elle se présente pour la quatrième fois à l’élection municipale, un record qu’elle partage avec deux anciens maires de la ville (Michel Destot et Alain Carignon). Elle revendique toutefois un positionnement à l’écart de la « politique professionnelle », mettant en avant une liste composée majoritairement de travailleurs et de personnes issues de l’immigration.
« Une candidature pour les travailleurs »
Pour Catherine Brun, l’objectif de cette campagne est clair : « arrêter de faire confiance aux politiciens » et défendre directement les intérêts du monde du travail. Elle dénonce la hausse du coût de la vie, la stagnation des salaires et les choix budgétaires nationaux, qu’elle juge favorables aux grandes entreprises et à l’industrie de l’armement. Classée à l’extrême gauche, elle assume pleinement cette étiquette et se définit comme « communiste révolutionnaire », préférant parler de camp des travailleurs plutôt que de gauche traditionnelle.
Ses propositions axées sur le social
Interrogée sur ses cinq priorités municipales, Catherine Brun détaille son programme :
- Pouvoir d’achat et salaires : elle dénonce l’inflation et appelle à « prendre l’argent dans les poches des capitalistes », estimant que les milliards existent mais profitent aux actionnaires.
- Emploi et licenciements : elle critique les subventions publiques accordées aux grandes entreprises tout en pointant les plans sociaux récents dans la région.
- Logement : face aux milliers de demandes de logements sociaux et aux logements vacants, elle plaide pour la réquisition des logements inoccupés et une politique massive de construction.
- Insécurité : elle distingue l’insécurité au travail (accidents, précarité) et celle liée à la délinquance, qu’elle relie aux conditions sociales et à la pauvreté plutôt qu’à un manque de répression.
- Jeunesse et culture : elle alerte sur la baisse des moyens pour les associations et les structures culturelles et critique la militarisation des politiques en direction des jeunes.
Une vision politique assumée
Sur la scène internationale comme nationale, Catherine Brun lie les difficultés locales aux choix économiques et géopolitiques. Elle estime que seule une mobilisation collective des travailleurs peut permettre de changer durablement la société.
Concernant la Métropole, elle ne s’attarde pas sur les équilibres institutionnels, préférant défendre l’idée d’une démocratie directe, organisée à partir des quartiers et des lieux de travail.
« Voter contre la résignation »
En conclusion de son intervention sur le plateau de TG+, Catherine Brun a appelé « les travailleurs à voter contre la résignation » et à utiliser le bulletin de vote pour affirmer leur capacité à transformer la société.

👉 Le 1er tour des élections municipales aura lieu le dimanche 15 mars – à suivre en direct sur notre antenne à Partir de 19h45
🎥 L’interview complète de Catherine Brun est à retrouver en replay