À partir du 25 février, le BHV de Grenoble accueillera un nouvel espace dédié à la marque en ligne Shein. Cette ouverture qui fait déjà polémique s’inscrit dans le cadre d’un partenariat expérimental visant à intégrer une enseigne « digital-first » au sein d’un grand magasin physique de centre-ville.

Grenoble fait partie des cinq villes concernées par ce déploiement national, aux côtés de Limoges, Angers, Dijon et Reims. Le lancement se fera en deux temps. Dans un premier temps, les clients grenoblois découvriront une sélection principalement hivernale. À partir du mois d’avril, l’offre sera élargie avec davantage de références saisonnières et un assortiment ajusté en fonction des retours et des habitudes d’achat observées localement. Selon les porteurs du projet, cette phase d’expérimentation doit permettre d’adapter progressivement la sélection de produits et l’organisation de l’espace aux attentes spécifiques du public grenoblois.

Une ouverture qui fait polémique

L’annonce de l’arrivée du géant de la « mode jetable » à Grenoble avait fait polémique en octobre dernier. L’ouverture du magasin devait avoir lieu initialement le 1er novembre au sein des Galeries Lafayette. Mais l’enseigne avait refusé d’associer son nom à la marque chinoise et avait cassé son contrat avec le groupe lyonnais SGM, propriétaire des magasins. L’ouverture de Shein avait donc été reportée. Depuis, le BHV a remplacé les Galeries Lafayette et le grand magasin historique de la place Grenette s’apprête donc à accueillir, dès ce mercredi, les produits Shein.

Les commerçants grenoblois plutôt favorables

Au-delà de l’aspect commercial, l’initiative est présentée comme un levier de dynamisation économique. Exploitation des espaces, logistique et animation des points de vente devraient générer de l’activité supplémentaire. L’association des commerçants grenoblois Labelville voit d’ailleurs cette arrivée plutôt d’un bon oeil comme nous l’avait expliqué son président Emmanuel Lenoir en décembre dans l’émission « Le + ». Pour les politiques, c’est une autre histoire… L’arrivée effective de Shein ne va pas manquer d’alimenter les derniers jours de la campagne électorale.

Une marque dans le collimateur de la justice

La semaine dernière, l’Union européenne a ouvert une enquête contre Shein dans l’affaire des poupées sexuelles d’apparence enfantine, soupçonnant la plateforme d’avoir commis plusieurs infractions à ses règles. En France, l’Etat réclame le blocage de la marketplace de Shein, réservée aux vendeurs tiers, après avoir échoué à obtenir une interdiction totale du site. La justice doit se prononcer le 19 mars.

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