L’Équipe de France Olympique a marqué l’histoire en Italie. Avec 23 médailles au compteur, les Bleus signent la meilleure performance de leur histoire, effaçant le précédent record de 15 médailles établi en 2014 (Sotchi) et 2018 (PyeongChang). Des médailles qui rapportent également de l’argent aux athlètes…
Sur les 23 médailles remportées par les athlètes tricolores, huit ont été en or. Là aussi un record puisque la France n’avait jamais remporté plus de cinq titres olympiques sur des Jeux d’hiver : à PyeongChang en 2018 et à Pékin en 2022. Au final, 12% de la délégation française est montée sur un podium (20 athlètes sur 162). La France termine sixième au classement des nations dominé par la Norvège avec 18 titres.
Plus de 2 millions d’euros de primes
Cette moisson exceptionnelle a un coût. Si le CIO ne verse pas un centime aux athlètes, préférant sûrement garder l’argent pour d’autres investissements, les pays rémunèrent en général mieux la performance de leurs champions. Pour la France, les primes versées aux médaillés sont fixées à 80 000 euros pour l’or, 40 000 euros pour l’argent et 20 000 euros pour le bronze. En tenant compte des épreuves par équipes, où chaque athlète perçoit la totalité de la prime, l’enveloppe totale se monte à 2,14 millions d’euros.
Ces primes sont prélevées directement sur le budget du ministère des Sports et sont imposables depuis les JO de Tokyo 2021. A noter que l’Italie, en tant que pays hôte, a été encore plus généreuse, avec 180 000 euros distribués aux athlètes parés d’or. Mais le record est à mettre au crédit de Hong Kong, plus de 650 000 euros la médaille d’or. Un promesse facile à tenir puisque le pays n’a jamais remporté la moindre médaille dans l’histoire des Jeux d’hiver…
Julia Simon en tête des gains
La grande bénéficiaire côté français est la biathlète Julia Simon. Avec trois médailles d’or (deux en relais et une en individuel) et une médaille d’argent, elle empoche 280 000 euros. Elle devance son compatriote Quentin Fillon-Maillet, qui totalise 260 000 euros de primes avec, lui aussi, trois titres olympiques.
Ces gains interviennent dans un contexte particulier pour Julia Simon qui avait commencé la saison en étant suspendue. En octobre 2025, le tribunal correctionnel d’Albertville l’a condamnée à trois mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour vol et fraude à la carte bancaire au préjudice de sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet, revenue, elle, sans médaille de ces Jeux.
Les Isérois bien représentés
Les sportifs isérois ne sont pas en reste. À quatre, ils cumulent également 280 000 euros de primes. Le fondeur révélation de ces Jeux, Mathis Desloges, arrive en tête avec 120 000 euros grâce à ses trois médailles d’argent. Il est suivi par le biathlète Émilien Jacquelin (100 000 euros), le fondeur Victor Lovera (40 000 euros) et la snowboardeuse des Deux Alpes Léa Casta, médaillée de bronze en snowboardcross par équipes (20 000 euros).
Pour les autres, le plaisir aura été simplement de participer comme le prônait le créateur de l’olympisme, le baron Pierre de Coubertin. Mais à l’heure où les Jeux olympiques génèrent des flux financiers considérables, il semble logique que les athlètes, premiers artisans du spectacle, en perçoivent une part — même modeste au regard des enjeux économiques globaux.