Les 4 et 5 février, le Tech&Fest a investi Alpexpo à Grenoble, rassemblant entreprises innovantes, industriels et grand public autour des technologies de demain. Parmi les exposants, la jeune entreprise lyonnaise Leobotics défend une ambition claire : démocratiser la robotique en France.
Sur son stand, Léo-Pol Watrin, fondateur de Leobotics, présente son entreprise : « j’ai créé Leobotics, l’univers du robot, le premier magasin de robots en France. » L’entreprise ne se limite pas à la vente. Elle est à la fois « importateur-distributeur, mais également intégrateur », précise-t-il. Autrement dit, Leobotics programme, installe, forme et assure le service après-vente pour une large gamme de robots. Pour accompagner sa croissance, la société est « en train de lever également un million d’euros dans le but de créer d’autres espaces d’innovation et de partage », avec l’idée de multiplier les lieux de démonstration et de conseil.
Des robots pour tous les usages
Le catalogue couvre un spectre très large : « de la robotique de recherche… des robots autolaveuses pour les grandes surfaces, des robots de service à table pour la restauration, robotique industrielle pour les TPE… et même une partie de robotique éducative pour les collèges, lycées, écoles d’ingénieurs ». Pour Léo-Pol Watrin, l’attractivité de ce secteur repose sur un mélange de disciplines : « un mélange de mécanique, d’électronique, d’informatique », porté par « une croissance assez importante de la robotique ». Les cas d’usage se multiplient, que ce soit pour la manipulation de charges lourdes dans l’industrie ou pour « l’assistance à la personne conversationnelle pour les seniors en perte d’autonomie ou même des enfants en situation de handicap ».
Quand le robot devient artiste
Au Tech&Fest, Leobotics présentait également une démonstration originale : un robot industriel détourné en portraitiste. « On l’a surnommé le robot portraitiste », explique le fondateur. Le principe : le robot prend en photo le visage du visiteur, le contraste, le transforme en lignes, puis le dessine. « Une façon de faire un peu d’art en utilisant un robot industriel », résume-t-il, illustrant la frontière de plus en plus fine entre robotique industrielle et usages créatifs.


Une robotique accessible, du grand public à l’industrie
Leobotics revendique une approche ouverte : « notre catalogue évolue tous les jours », avec pour objectif « de rendre accessible la robotique à tous, pouvoir trouver différents types de robots pour différents budgets, différents âges ». Les prix varient fortement selon les solutions : « on va être plutôt dans les alentours de 40-50 000 euros » pour un robot industriel avec installation et formation, tandis qu’un robot d’assistance comme Buddy, « made in France », démarre « à partir de 3-4 000 euros », notamment pour les seniors. Encore récemment, l’équipe installait ces robots à Madrid, preuve que l’entreprise vise déjà une dimension européenne.
