La première réunion publique de Valentin Gabriac, candidat du Rassemblement National aux élections municipales à Grenoble, s’est tenue vendredi 13 février à la Maison du tourisme dans un climat de fortes tensions comme en témoigne cette vidéo des affrontements avec les forces de l’ordre
En amont du meeting, près de 300 manifestants se sont rassemblés place Grenette, à l’appel de collectifs opposés au RN. Parmi eux figurait Allan Brunon, candidat La France insoumise à la mairie de Grenoble. Les participants ont scandé des slogans antiracistes et antifascistes, affirmant que « Grenoble est une terre de résistance » et dénonçant les positions du parti d’extrême droite.
Le cortège s’est ensuite déplacé rue de la République, à proximité de la Maison du tourisme, protégée par un important dispositif policier. Vers 19 heures, les forces de l’ordre ont procédé à une charge pour disperser les manifestants, utilisant notamment des grenades lacrymogènes. Une poubelle a été incendiée au cours des affrontements. Ces affrontements se sont déroulés au lendemain d’une rixe à Lyon entre militants de l’ultra gauche et de l’ultra droite qui a coûté la vie à un étudiant isérois.
À l’issue de la soirée qui a réuni 150 sympathisants, Valentin Gabriac a vivement réagi aux incidents survenus à l’extérieur, qualifiant les manifestants de « ennemis de la liberté d’expression ». Il a accusé La France insoumise d’avoir été «cosignataire officielle » d’une manifestation qu’il juge « violente et antidémocratique » et a appelé les candidats, dont l’écologiste Laurence Ruffin, à condamner les incidents.