L’étudiant de 23 ans originaire de l’agglomération de Vienne grièvement blessé après des violences survenues jeudi en début de soirée est malheureusement décédé ce samedi.
Les faits se sont produits jeudi 13 février en marge d’une conférence organisée à Sciences Po Lyon, où était invitée l’eurodéputée insoumise Rima Hassan. Une rixe aurait opposé des militants d’ultradroite et d’ultragauche. La victime a été retrouvée près du quai Fulchiron, sur les bords de la Saône dans le Vieux-Lyon, à plus d’un kilomètre du lieu de la conférence.
La présidente du collectif identitaire Némésis, Alice Cordier, a affirmé qu’un membre de leur service d’ordre avait été « lynché » par des militants antifascistes, mettant en cause le collectif lyonnais Jeune Garde. Ce dernier, comme le groupe d’extrême droite Lyon populaire, a été dissous par le gouvernement le 12 juin 2025 pour des agissements violents répétés ce qui n’empêche pas que des affrontements entre groupuscules rivaux se produisent régulièrement aux abords des campus lyonnais.
Par la voix de son avocat, Maître Fabien Rajon, la famille de la victime conteste la thèse d’une simple rixe. Elle affirme que le jeune homme, prénommé Quentin, 23 ans, étudiant en mathématiques, sans antécédents judiciaires, n’était ni agent de sécurité ni membre d’un service d’ordre. Selon le communiqué, il aurait été violemment pris à partie alors qu’il était isolé. La victime est un jeune fidèle de la paroisse Notre-Dame de l’Isle à Vienne.
L’enquête n’a pas encore établi les responsabilités des uns ou des autres, mais des élus de droite ou d’extrême droite mettent en cause l’extrême gauche. Jordan Bardella a affirmé dans un tweet que « certains agresseurs seraient proches du député LFI Raphaël Arnault ». La famille de la victime a dénoncé un « crime » et a appelé « au calme et à la retenue » alors qu’un rassemblement en hommage à Quentin est prévu dimanche à 16 heures, place du Panthéon à Paris.
Dans l’autre camp, Rima Hassan a condamné « fermement des faits extrêmement graves et inacceptables », évoquant un affrontement entre militants antifascistes et identitaires présents pour perturber la conférence. Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a également condamné « avec la plus grande fermeté toute violence physique », assurant qu’aucun membre de l’équipe de l’eurodéputée n’avait eu de contact avec les groupes impliqués.
Emmanuel Macron a conclu en appelant au calme : « en République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue ».