Un jeune homme originaire de l’agglomération de Vienne se trouvait, vendredi soir, dans un état critique à Lyon, après des violences survenues le veille en début de soirée. Selon les informations rapportées par Le Progrès, une enquête pour violences aggravées a été ouverte.

Les faits se seraient produits en marge d’une conférence organisée à Sciences Po Lyon, où était invitée l’eurodéputée Rima Hassan. Rapidement, les réseaux sociaux se sont enflammés, évoquant une rixe entre militants d’ultradroite et d’ultragauche.

La présidente du collectif identitaire Némésis, Alice Cordier, a affirmé qu’un membre de leur service d’ordre avait été « lynché » par des militants antifascistes, mettant en cause le collectif lyonnais Jeune Garde. Ce dernier, comme le groupe d’extrême droite Lyon populaire, a été dissous par le gouvernement le 12 juin 2025 pour des agissements violents répétés.

À ce stade, aucune implication formelle n’a été établie. « Il n’y a pas de lien établi ni dans un sens ni dans l’autre », a indiqué une source sécuritaire citée par Le Progrès. Selon les premiers éléments, des affrontements entre groupuscules rivaux se produisent régulièrement aux abords des campus lyonnais, mais c’est la première fois qu’un participant se retrouve entre la vie et la mort.

Par la voix de son avocat, Maître Fabien Rajon, la famille de la victime conteste la thèse d’une simple rixe. Elle affirme que le jeune homme, prénommé Quentin, 23 ans, étudiant en mathématiques, sans antécédents judiciaires, n’était ni agent de sécurité ni membre d’un service d’ordre. Selon le communiqué, il aurait été violemment pris à partie alors qu’il était isolé.

Les réactions politiques n’ont pas tardé. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a dénoncé « une violence insupportable » et appelé les établissements à renforcer leur vigilance. De son côté, Rima Hassan a condamné « fermement » les faits, évoquant un affrontement entre militants antifascistes et identitaires présents pour perturber la conférence.

Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a également condamné « avec la plus grande fermeté toute violence physique », assurant qu’aucun membre de l’équipe de l’eurodéputée n’avait eu de contact avec les groupes impliqués.

L’enquête devra désormais établir précisément les circonstances de cette agression et déterminer les responsabilités.

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