À Grenoble, la campagne municipale s’organise à droite autour de la liste du Rassemblement National conduite par Valentin Gabriac. La députée iséroise de l’Union des droites pour la République (UDR), Hanane Mansouri, officialise le soutien de son parti et affirme vouloir incarner une ligne politique clairement identifiée.

En apportant le soutien de l’UDR à la liste RN, Hanane Mansouri revendique un positionnement sans ambiguïté dans le paysage politique grenoblois. La députée iséroise estime que « la liste menée par Valentin Gabriac à Grenoble estla seule liste de droite véritablement sur cette commune », mettant directement en cause Les Républicains. Elle leur reproche notamment leur attitude lors des dernières échéances nationales, rappelant qu’«ils ont participé au grand barrage pour nous faire perdre les élections législatives » et qu’ils ont soutenu « un budget absolument socialiste pour gagner leur siège ». Pour l’élue UDR, ces choix disqualifient toute prétention à représenter une alternative de droite crédible à Grenoble.

Etre présent au deuxième tour

Malgré un retard important dans les intentions de vote (sondage Dauphiné Libéré), Valentin Gabriac affiche sa confiance. Il considère que « ce sondage est très encourageant » et affirme sa conviction d’atteindre le second tour « dans une liste d’union avec l’UDR ». On se rappellera que la dernière candidature estampillée RN (FN à l’époque) datait de 2014 et Mireille d’Ornano avait réussi à se qualifier pour le deuxième tour avec 12,5% des voix.

Gabriac cible Alain Carignon

Le candidat RN concentre ses critiques sur Alain Carignon, qu’il accuse d’opportunisme politique. Selon lui, l’ancien maire « a des propos marketing » et adapte son discours aux tendances du moment. Il rappelle qu’« en 2020, il parlait de Green Deal » avant de se repositionner sur des thèmes portés de longue date par le RN, ajoutant que « c’est nous qui sommes les lanceurs d’alerte sur ces sujets depuis quarante ans ». Il lui reproche également son attitude lors des législatives de 2024, soulignant qu’« il n’a pas donné de consigne de vote et a laissé gagner Elisa Martin (LFI) face à une candidate RN ».

Une liste prête à être déposée

Valentin Gabriac met en avant l’état d’avancement de sa candidature. La liste est finalisée après « un travail de longue haleine » et comptera même « des réservistes ». Elle sera déposée dès l’ouverture des créneaux en préfecture le 12 février, la première enregistrée officiellement de toutes les communes iséroise. Valentin Gabriac indique par ailleurs que deux colistiers, issus notamment de l’entourage d’Alain Carignon en 2020, seront sur sa liste, sans en dévoiler les noms à ce stade. Le candidat évoque également l’arrivée prochaine de soutiens politiques nationaux et annonce une montée en puissance de la campagne sur le terrain dans les prochaines semaines.

Michel Voilin, une « prise de guerre »

Autre élément marquant : l’engagement de Michel Voilin, président de l’union de quartier Championnet Bonne Hoche, qui se met en retrait de ses fonctions associatives pour rejoindre la liste RN. Ancien membre des Républicains, il explique ce choix par un long désenchantement. Après plus de vingt ans d’engagement citoyen, il affirme que « tout ce qui a été associatif à Grenoble depuis de nombreuses années, c’était du vent » et dit avoir « ressenti le besoin, vu l’état de Grenoble, de s’engager politiquement pour agir autrement ».

Michel Voilin association de quartier soutient le RN de Gabriac pour les municipales 2026 de Grenoble
Michel Voilin, ex-président de l’union de quartier Championnet Bonne Hoche

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