Une marche citoyenne en soutien aux forces de l’ordre se tiendra samedi 31 janvier à Grenoble, à l’initiative du syndicat Alliance Police nationale. Le rassemblement est prévu à 11 heures devant l’hôtel de police.

Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement national, avec des actions organisées dans 23 villes françaises. À travers cette initiative, le syndicat Alliance Police nationale souhaite dénoncer la dégradation des conditions de travail des policiers et le manque de moyens humains, matériels et juridiques.

Les questions de sécurité et de maintien de l’ordre sont au cœur du débat public depuis de nombreuses années. Dans un communiqué, le syndicat évoque une « crise sécuritaire majeure » et affirme que l’ensemble des personnels du ministère de l’Intérieur sont « à bout ». L’appel à la mobilisation s’adresse à la fois aux policiers, aux citoyens et aux élus, autour d’un mot d’ordre : « agir pour ne pas subir ».

La marche a reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques locales engagées dans la campagne des Municipales à Grenoble. Valentin Gabriac, candidat du Rassemblement national, a appelé les Grenoblois à participer, présentant la mobilisation comme « transpartisane ». D’autres figures, comme Alain Carignon et le collectif Réconcilier Grenoble, ont également annoncé leur appui à ce rassemblement pacifique en soutien aux forces de l’ordre.

En parallèle, une contre-manifestation est annoncée le même jour à 10h30, place Notre-Dame. À l’appel de plusieurs organisations, dont l’Action antifasciste Grenoble, le NPA Isère et La France insoumise, ce rassemblement vise à dénoncer les violences policières et à s’opposer à la marche organisée par le syndicat. On imagine que les forces de police seront aussi mobilisées pour éviter des incidents entre les deux cortèges.

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