Cité de l’Abbaye : le programme de réhabilitation perturbé par le retrait d’un opérateur

L’avenir de la cité de l’Abbaye est encore incertain. L’opérateur qui devait procéder à la réhabilitation de la grande majorité des immeubles, s’est retiré. La SAIEM Grenoble Habitat s’est alors engagée à prendre en charge la transformation de tout l’îlot nord. Concernant les deux autres îlots, la question reste en suspens.

Alors que la rénovation de deux des immeubles de l’ancien quartier ouvrier est en cours, Grenoble Habitat continue dans sa lancée et se propose d’entamer le chantier de deux autres. “Quand on a compris que le promoteur se désengageait de ce quartier, on s’est dit que nous, on pourrait continuer cette aventure, témoigne Gabriel Sibille, directeur général de Grenoble Habitat. C’est une réhabilitation qui a beaucoup de sens pour nous car elle permet de donner une seconde vie à ce quartier et d’apporter des logements à des familles qui en ont besoin.”L’entreprise publique se retrouve donc à la tête de la majeure partie des opérations de l’îlot nord. Seule exception, l’un des bâtiments qui doit être entièrement construit entre mai 2026 et juin 2027 par le bailleur ACTIS.

Parmi les quatre immeubles réhabilités par Grenoble Habitat, la moitié est destinée à abriter des logements sociaux familiaux. Ces derniers devraient être livrés au cours de l’été. Pour le reste, le projet consiste à créer des logements en bail réel solidaire, sous forme d’accession sociale. L’objectif, permettre aux ménages ayant des revenus modestes d’acquérir leur appartement à un prix abordable,“entre 2 350 et 2 600 euros par mètre carré de surface habitable”, précise Gabriel Sibille.

L’urbanisme transitoire sur une partie de la cité

Pour sa part, le reste du quartier devra patienter davantage. Si l’îlot sud fait actuellement l’objet de discussions entre la Ville et de potentiels partenaires, l’îlot central, lui, est au coeur d’une démarche d’urbanisme transitoire depuis quelques années : associations et habitants y sont réunis afin de préfigurer des usages sur ces espaces. Une manière pour les collectifs de s’implanter, développer des activités et animer la cité, tout en entretenant les locaux. “Tant que les travaux ne démarrent pas, nous avons décidé de prolonger l’urbanisme transitoire pour cinq ans”, a annoncé Isabelle Peters, première adjointe au Secteur 5 et aux Quartiers populaires. Un projet qui, selon elle, est nécessaire pour permettre aux habitants de se réunir et maintenir la vie autour de la cité de l’Abbaye.

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