Sacha Treille, enfin sous les anneaux olympiques : le rêve bleu d’un capitaine grenoblois

À 38 ans, le capitaine des Brûleurs de Loups s’apprête à vivre ses premiers Jeux olympiques. Invité de l’émission Le +sur TG+, Sacha Treille est revenu sur cette aventure hors normes qui mènera l’équipe de France de hockey sur glace jusqu’à Milan, 24 ans après la dernière participation tricolore.

En février prochain, à Milano-Cortina, le capitaine des Brûleurs de Loups de Grenoble deviendra enfin olympien. À quelques jours du grand départ, il était l’invité de l’émission Le + sur TG+, pour raconter ce rêve qui se concrétise… avec encore un soupçon de superstition.“On attend encore un peu avant de dire le mot Olympien. Il reste des matchs, une préparation. On dira ça au moment de la cérémonie !

Une attente longue de 24 ans… et presque une vie sur la glace

Il a tout connu, tout gagné… ou presque. Des titres nationaux, une carrière à l’étranger, une campagne européenne héroïque à l’automne. Mais il manquait une ligne, une seule, au palmarès déjà impressionnant de Sacha Treille : les Jeux Olympiques.

Un détail, sans doute. Mais derrière cette prudence, une immense fierté : celle de ramener l’équipe de France aux JO pour la première fois depuis Salt Lake City 2002.

le capitaine des bruleurs de loups Sacha Treille sur la glace avec les jeunes du club

Milan 2026 : une qualification méritée, malgré un contexte particulier

La route vers Milan n’a rien eu d’une promenade de santé… Comme souvent pour le hockey français, la qualification s’est jouée à peu de chose. Un but, une pénalité, un détail. Mais cette fois, les Bleus ont su faire la différence : meilleure deuxième place de l’ensemble des tournois qualificatifs, un goal-average décisif… et un ticket validé.“Ce n’est pas volé. On savait que cette possibilité existait et on a fait ce qu’il fallait, notamment contre les autres équipes.

Même si le contexte géopolitique – et l’exclusion de la Russie – a joué, la qualification n’en reste pas moins pleinement assumée. Et désormais, place au très haut niveau : le plus haut niveau de l’histoire !

Une poule de rêve… et un défi immense

Suisse, République tchèque, Canada. Trois géants du hockey mondial, dont un Canada alignant l’ensemble de ses stars NHL !“C’est clairement ce qui se fait de mieux au monde. Le niveau va être très élevé, mais c’est aussi pour ça qu’on y va. Pour se comparer.

Lucide mais ambitieux, Sacha Treille le répète : l’Equipe de France sait d’où elle vient. Et elle sait aussi qu’au hockey, tout peut arriver.“On a déjà battu le Canada par le passé. La différence, c’est qu’il y aura toutes les stars. Ce sera la meilleure équipe canadienne jamais alignée. Et ça, c’est énorme à vivre.

A vivre avec… son frère ! Le sélectionneur de l’équipe de France n’est autre que Yorick Treille, l’aîné de la fratrie. Une collaboration qui ne date pas d’hier, mais qui prend ici une dimension unique.“On a appris à faire la part des choses. Entraîneur et joueur. Et puis oui, c’est spécial de vivre ça en famille.”Dans la trace, aussi, de Philippe Treille, le père, figure emblématique du hockey français des années 80. Une lignée, un héritage, et désormais une page olympique à écrire.

Texier, les Grenoblois et l’odeur de la NHL

Dans cette équipe de France, l’accent grenoblois résonne fort. À commencer par Alexandre Texier, en pleine explosion en NHL avec le Canadien de Montréal, mais aussi Pierre Crinon, Aurélien Dair, Dylan Fabre…“Alex, quand il est avec nous, il nous aide énormément. On espère qu’il ramène toute la confiance qu’il est en train d’acquérir en NHL. ”Un mélange d’expérience et de jeunesse, capable – pourquoi pas – de créer l’étincelle.

“Je n’aurais jamais imaginé…”

Avant les JO, pas question de lever le pied. La saison continue avec les Brûleurs de Loups, entre une Magnus en dents de scie et un nouveau rendez-vous majeur : la finale de la Coupe de France à Bercy, face au rival historique de Rouen.“Quatre finales d’affilée, ce n’est jamais simple. Et voir un autre soulever un trophée devant nous, ce n’est pas une option. ”À 38 ans, Sacha Treille continue pourtant de savourer chaque instant.“Je n’aurais jamais imaginé faire mes premiers JO à cet âge-là. Et surtout, prendre encore autant de plaisir. J’en ai presque des frissons.

Capitaine emblématique, leader respecté, Sacha Treille s’apprête à vivre bien plus qu’un tournoi. Une consécration. Pour lui, pour sa famille, pour Grenoble, et pour un hockey français qui revient enfin sur la plus grande scène mondiale. En février, sous les anneaux olympiques, un Grenoblois mènera les Bleus. Et tout le cœur de la capitale des Alpes battra avec lui

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