FCG Rugby : après les tourments, la stabilité ?

Après une fin d’année 2025 tourmentée, le FC Grenoble Rugby a repris l’entraînement sous un froid mordant… avec un nouveau staff et une envie de repartir de l’avant. Le point avant le déplacement à Aix, ce jeudi (21h) .

Entre blessures morales et envie de rebondir

Les bonnets sont vissés sur la tête mais les sourires sont franchement visibles. Ce FCG a souffert, mais le groupe est bien vivant. Et compte bien sortir de la frustration. Au bord du terrain, une nouvelle silhouette. Et un sourire, aussi : Jérôme Villegas a posé ses valises au bord du Drac. Pendant la trêve des confiseurs, l’entraîneur spécialiste de la mêlée s’est installé après le débarquement du coach des avants Patrick Pezery. « C’est toujours difficile car ce ne sont pas des choses qu’on aime recevoir, » confie le vice-capitaine Julien Farnoux. « Nous étions forcément attachés à Patrick (Pezery) parce qu’on a vécu une aventure ensemble depuis 2-3 ans. Mais c’est la vie d’un club et ce sont des choses qu’on ne maîtrise pas. C’est une nouvelle étape qui commence. »

Un staff repensé pour insuffler du positif

Discret mais déterminé, Jean-Frédéric Dubois se tient à leurs côtés sur le terrain synthétique du stade Bachelard.L’entraîneur principal – qui a remplacé Nicolas Nadau licencié à l’automne – s’appuie désormais sur l’ancien coach de Béziers Pierre Caillet pour les avants, et donc Jérôme Villegas pour la mêlée et les skills. Pour celui-ci, seul le thermomètre est négatif. Pensez donc : adolescent,Villegas sautillait dans les tribunes de Lesdiguières, béat d’admiration pour les Mammouths. Le Haut-Savoyard, qui a quitté la France pour l’Australie en 1999, a entraîné pendant17 ans au milieu du Pacifique. Avec une pointe d’accent, il décrit sa philosophie optimiste : « Les Australiens voient le verre à moitié plein. Moi, c’est ce que j’essaie de faire. Je respecte ce qui s’est fait avant, mais je regarde le verre à moitié plein : il y a plein de bonnes choses au club et là-dessus, on peut évoluer et faire du bon travail. »

Le vestiaire s’est rapidement adapté à ce nouveau duo : « Dès qu’on est arrivé, on a pris contact avec Jérôme et Pierre pour leur proposer ce qu’on faisait. » explique le capitaine Antonin Berruyer. Ils nous ont apporté leur vision et on travaille en collaboration pour avancer, parce qu’on est tous dans le même bateau. »

Berruyer : « C’est un grand club »

Dans ce contexte, un joueur professionnel ne doit pas ruminer longtemps. Le rugby urge. Le FCG, 10e au classement, vise toujours les phases finales. Mais à raison de 7 victoires et 8 défaites, il doit d’abord retrouver son équilibre. « Ce n’est pas simple, tous ces changements, » avoue Antonin Berruyer. « Mais nous, joueurs, on s’attache à maîtriser ce qu’on sait faire : le terrain, nos entraînements, la stratégie. On se recentre là-dessus pour être performant et montrer une belle image du FCG, parce que c’est un grand club. »

Objectif Aix : un test clé pour repartir du bon pied

Ce jeudi à 21h, Grenoble se déplace à Aix pour affronter Provence Rugby pour la 16e journée de Pro D2. Un match décisif pour confirmer ce nouveau souffle, retrouver le rythme et poser les bases d’une saison plus stable et ambitieuse. Car après 3 défaites consécutives en finales, 3 échecs à la porte du Top 14, les changements de staff, des départs annoncés, le FCG va devoir montrer qu’il veut tourner la page… et que 2026 peut être l’année du renouveau. Au moins, de la stabilité ?

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