Difficile de faire l’unanimité quand on fait de la politique même dans son propre camp ! La campagne des Municipales à Grenoble est là pour le rappeler. Depuis quelques mois, les ralliements « contre nature » font feu de tous bords.
En septembre, on a eu l’épisode de la primaire à la succession d’Eric Piolle où les écologistes grenoblois n’ont pas voté pour l’une des leurs, Lucile Lheureux, lui préférant Laurence Ruffin, qui n’était pourtant pas membre des Verts. Puis ce fut le tour de La France Insoumise, où plusieurs cadres du mouvement ont refusé de soutenir le candidat officiel Allan Brunon. Même topo du côté du parti socialiste où sa cheffe de file, Amandine Germain, a été mise en minorité par les adhérents grenoblois suite à sa décision de rallier la candidature de Laurence Ruffin.
On aurait pu penser que sur des organisations plus récentes et plus modestes, les histoires de courants et de rancoeurs seraient moins prégnantes et que la cohésion de groupe serait plus facile à maintenir. Visiblement, il n’en est rien. Place Publique a investi, pour ces Municipales, son président isérois, Romain Gentil. Pourtant, plusieurs membres de ce parti lancé en 2018 par Raphaël Glucksmann ont décidé de rejoindre la concurrence en soutenant Pierre-Edouard Cardinal, un candidat adoubé par les Macronistes. Enfin pas par tous, puisque l’ancien député Renaissance Jean-Charles Colas-Roy roule désormais pour Hervé Gerbi. Mais l’avocat grenoblois, chef de file en Isère du parti Horizons d’Edouard Philippe, a lui aussi du mal à tenir ses troupes. Deux de ses adhérents dont Bruno Thomas, ancien pilote de l’équipe de France de bobsleigh, viennent d’afficher publiquement leur soutien à Pierre-Edouard Cardinal.
Dans cette valse des soutiens, une mère aurait sûrement du mal à retrouver ses petits. Mais peut-être pas un maire…