« La Métropole a décidé de nous prendre en otage », voilà comment s’est exprimé Patrick Goffi, le président du FCG, pour évoquer le conflit qui l’oppose à la collectivité. Pour rappel, depuis 2020, la gestion du stade, qui appartient à Grenoble Alpes Métropole, a été confiée aux deux clubs professionnels qui l’occupent, via une convention : le FCG (Pro D2) et le GF38 (Ligue 2), réunis sous l’entité Grenoble Alpes Sports (GAS). Après plusieurs exercices déficitaires, les deux clubs ont dénoncé, il y a quelques mois, cette convention, s’estimant lésés financièrement. La Métropole a donc récupéré depuis le mois de juillet la gestion de l’enceinte sportive sous la forme d’une régie et elle va faire payer au club un coût de location à chaque match. 

 Le FCG estime qu’il va payer le double de ce qu’il paie actuellement

Bien que le club de rugby grenoblois ait creusé des pistes pour délocaliser ses matchs, Patrick Goffi ne veut pas pénaliser géographiquement les grenoblois : « Je ne vais pas dire aux supporters qu’on va aller jouer à Bourgoin-Jallieu ou à Chambéry. On n’a pas le choix que d’accepter ces conditions, qui sont pourtant inacceptables d’un point de vue financier. La Métro nous réclame un loyer d’un peu plus de 20 000 euros par match » peste le président. Alors, ces répercussions pécuniaires s’appliqueront sur le prix des billets. Les supporters devront un peu plus mettre la main à la poche s’ils veulent continuer à soutenir leur équipe.

Le prix des places va augmenter

A l’heure actuelle, impossible de chiffrer cette augmentation. « Je le regrette pour le public » explique Patrick Goffi. « Ce n’était pas du tout ma volonté, mais c’est le résultat de la position de la Métro vis-à-vis du club ». Celui qui appelle cette sanction indirecte la « taxe Métro-Ferrari » tient à être transparent envers les fans des Rouge et Bleu : « Les gens sauront, lorsqu’ils achèteront leurs billets plus chers, qu’ils s’acquitteront de la taxe Métro-Ferrari, puisqu’on peut la baptiser ainsi ». Le feuilleton entre le FCG et la Métropole n’a sans doute pas encore livré tous ses rebondissements…