Un gros chantier pour le GR54 du tour de l’Oisans

Pour remédier aux problèmes d’érosion constants sur les sentiers de randonnée en montagne, les équipes du Parc National des Écrins mènent régulièrement des travaux d’entretien. Certains peuvent être conséquents comme fin juillet sur la partie iséroise du GR54.

La variante B du GR54 permet de réaliser une étape alternative sur le tour de l’Oisans, au départ de Valsenestre en découvrant les lacs Labarre et de Plan Vianney. Mais une portion de ce sentier (juste avant de franchir la passerelle de Combe Guyon), posait problème. Du fait de l’érosion liée aux orages et au passage des troupeaux, le talus et le pierrier au-dessus du sentier s’éboulaient régulièrement et chaque année plusieurs mètres-cubes de pierres devaient être dégagés pour libérer le passage.

À la recherche d’une solution plus pérenne, le Parc National des Écrins a décidé de construire un soutènement en troncs de mélèzes pour stabiliser le talus. Après l’héliportage des troncs et du matériel en début d’été, le chantier a débuté le 22 juillet. Les travaux, entièrement réalisés à la main par cinq ouvriers, ont consisté à niveler le sol bien à plat, positionner les troncs contre le talus, ajuster leur longueur à la tronçonneuse, réaliser des trous à l’aide d’un perforateur, y insérer des tors à béton (tiges d’acier) puis les enfoncer à la masse, afin de fixer les troncs au sol et les uns aux autres.

« Les travaux se sont très bien passés » explique Christian Bertini, garde-ouvrier du Valbonnais. « Parfois, on perd beaucoup de temps à planter les tiges dans le sol parce qu’on tombe sur de la pierre. Là, on n’a pas été embêtés. Le nouveau soutènement qui fait 24 mètres de long et 80 cm de haut, règle le problème de l’éboulement du talus. » La même solution a été retenue pour consolider le sentier plus haut, sous le col de la Romeïou à 2439 m d’altitude. Mais les troncs déposés en hélicoptère ont été poussés en contrebas par des randonneurs indélicats. Les ouvriers ont donc du remonter chaque tronc de 80 kilos, à la force des bras…

Partager cet article