RacketMan : Un Grenoblois dans l’équipe vice-championne du monde de Racketlon

Exploit historique pour l’équipe de France de racketlon ! À Rotterdam, du 30 juillet au 1er août, les Bleus ont décroché pour la première fois de leur histoire une médaille mondiale. Menés par le capitaine grenoblois Mandrin Mouchet, ils repartent vice-champions du monde. Et si vous ne savez pas encore ce qu’est le racketlon… on vous explique ! 

Le racketlon, kesako ?

Encore confidentiel en France, le racketlon est né en Scandinavie dans les années 90.
Le principe est simple (en théorie…)  : un match = quatre sports de raquette enchaînés :  Tennis de table (21 points),
Badminton (21 points), Squash (21 points), Tennis (21 points).
On additionne tous les points. Celui qui en a le plus à la fin… gagne ! Pas besoin d’être le meilleur partout : la régularité est la clé.

En France, la discipline a débarqué en 2014 avec un premier tournoi à Talence (Gironde). Aujourd’hui, on compte seulement sept clubs, mais aucun en Isère. Avec l’arrivée du squash aux JO 2028, les 4 disciplines seront représentées mais de là à voir le racketlon un jour au programme olympique, il y a sans doute de la marge…

Une aventure qui finit en argent

La France faisait partie des huit meilleures nations engagées dans la catégorie Élite. Le quatuor tricolore (Mandrin Mouchet, Sylvain Ternon – n°1 mondial, Myriam Enmer – championne du monde 2025, et Pauline Cavé – n°2 mondiale) a frappé fort : victoire nette contre l’Allemagne (144-114), succès historique contre le Danemark (134-100), une première depuis 2018.
En finale, les Bleus ont buté sur la Grande-Bretagne, référence mondiale du racketlon. Battus de 21 points, ils n’ont pourtant pas démérité.

Mandrin Mouchet, capitaine isérois 

À 37 ans, le Grenoblois Mandrin Mouchet (à gauche sur la photo, avec la casquette) a savouré ce moment historique :“C’est une fierté pour l’équipe, mais aussi pour tout le racketlon français”, confie-t-il. Moniteur de sport dans l’armée de l’air, il sort d’une saison individuelle compliquée à cause d’une blessure au genou. De retour en Isère après quatre ans passés à Paris, il rêve désormais de relancer un tournoi national dans le Grésivaudan.

Photo : G.Nel

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