Trois ans après un cambriolage à Saint-Nazaire-les-Eymes, un quadragénaire jugé cette semaine à Grenoble a été relaxé, faute de preuves suffisantes.
Des faits qui remontent à 2022
À Saint-Nazaire-les-Eymes, un cambriolage avait été commis dans une maison en avril 2022. Trois hommes apparaissaient sur les images de vidéosurveillance : ils étaient repartis avec du matériel audio et des montres de luxe, pour un préjudice estimé à plus de 15 000 euros.
Un seul prévenu devant le tribunal
Trois ans plus tard, seul un homme de 48 ans, déjà connu de la justice, s’est retrouvé à la barre du tribunal correctionnel de Grenoble. Amaigri, marqué par des années d’addictions, il a reconnu ses excès mais pas les faits reprochés : “Vous savez, avec tout ce que j’ai consommé, j’ai oublié beaucoup de choses”, a-t-il expliqué.
Aucun doute pour les gendarmes
Pour les gendarmes, la ressemblance entre le suspect et l’un des cambrioleurs filmés était évidente. 78%, c’est le pourcentage de chance d’avoir interpellé le bon suspect d’après l’enquête. Mais pour le tribunal, cela ne suffisait pas :“Similitude n’est pas certitude”, a rappelé l’avocat de la défense.
Le verdict
La procureure avait requis 10 mois de prison ferme, estimant que l’homme faisait preuve de mauvaise foi. Finalement, le tribunal a jugé qu’il n’y avait pas assez d’éléments à charge. Le quadragénaire a été relaxé et les parties civiles déboutées de leurs demandes.