Isère : Une rentrée au collège sans téléphone portable ?

Depuis cette rentrée, les téléphones portables sont officiellement interdits dans les collèges, sauf pour des usages pédagogiques encadrés. Si la mesure vise à limiter les distractions, favoriser la concentration et réduire les risques de cyberharcèlement, elle suscite encore des avis partagés parmi les parents d’élèves.

Un encadrement strict
Dans de nombreux établissements, la mesure était déjà appliquée, les élèves devant laisser leur portable éteint dans leur sac durant toute la journée. Mais le nouveau dispositif“portable en pause”va plus loin en imposant le dépôt des appareils dans des casiers sécurisés à l’entrée.“L’idée est de mettre tous les élèves sur un pied d’égalité et de garantir un climat scolaire plus serein”, précise-t-on du côté du rectorat. Les syndicats, eux, alertent sur la mise en pratique de ce dispositif :“C’est très compliqué à mettre en œuvre. Beaucoup d’établissements n’ont pas la logistique pour proposer un casier ou une pochette sécurisé pour chaque élève.” 

Les parents plutôt favorables à la mesure
Pour de nombreuses familles, cette interdiction est perçue comme une protection :“Je trouve ça très bien. Les collégiens sont encore jeunes et passent déjà énormément de temps sur les écrans à la maison. À l’école, ils doivent se concentrer sur leurs cours et leurs camarades”, estime Julie, maman d’un élève de 6e.“Sans téléphone, ils sont moins tentés de se comparer en permanence sur les réseaux sociaux. Cela évite une partie de la pression qu’ils peuvent subir”, ajoute Karim, père de deux collégiens à Crolles.

Mais pas tous…
À l’inverse, certains parents s’inquiètent de ne pas pouvoir joindre facilement leur enfant en cas d’urgence :“Je veux pouvoir la contacter rapidement, surtout quand il y a un problème de transport ou de planning”, souligne Sophie, dont la fille est en 4e. Elle considère aussi que la mesure n’est pas adaptée à l’époque :“Le téléphone fait partie de la vie quotidienne. Plutôt que de l’interdire, l’école devrait apprendre aux jeunes à bien l’utiliser.”Une piste à explorer dans la prochaine réforme du contenu des enseignements ?

 

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