Deux suspects arrêtés mercredi 3 septembre dans un camp de Roms à Grenoble ont été remis en liberté dès le lendemain. La victime, un jeune boulanger poignardé lundi matin rue Ampère, s’était trompée en pensant reconnaître ses agresseurs, a confirmé le procureur de la République. L’enquête se poursuit.
Retour sur les faits du 1er septembre
Lundi 1er septembre, vers 4 h 30, un boulanger de 24 ans travaillant à la boulangerie Lenoir, rue Ampère à Grenoble, avait surpris trois individus en train de voler du pain par une porte-fenêtre donnant sur l’atelier. En tentant de les rattraper, une violente altercation avait éclaté. L’employé avait été poignardé à deux reprises au thorax avant que les agresseurs ne prennent la fuite. Pris en charge par les secours et hospitalisé au CHU Grenoble-Alpes dans un état critique, son pronostic vital avait un temps été engagé. Son état s’est depuis stabilisé, et il a pu quitter l’hôpital mercredi 3 septembre.
Une identification erronée
Quelques heures après sa sortie, la victime a cru reconnaître deux de ses agresseurs dans une pharmacie du quartier. Prévenus, les policiers avaient interpellé les deux hommes dans le camp de Roms de la rue Antoine-Polotti et les avaient placés en garde à vue.
Mais dès le lendemain, le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux, a confirmé au Dauphiné Libéré que la piste était erronée : “La victime s’est trompée en croyant reconnaître deux de ses agresseurs. Elle était encore sous le choc et fatiguée”, a-t-il déclaré.
Des éléments qui innocentaient les deux hommes
Les suspects, d’origine roumaine, ont nié toute implication. Plusieurs éléments ont rapidement confirmé leur version : Lors de sa première déposition, la victime avait décrit des hommes“de type maghrébin parlant arabe”.
Lors de l’identification formelle à l’hôtel de police, elle n’était plus certaine et n’a désigné qu’un seul suspect.
L’analyse des données téléphoniques a prouvé que l’un des hommes n’était arrivé en France que le mardi, soit au lendemain de l’agression. Les deux hommes ont donc été remis en liberté sans poursuites.
L’enquête toujours en cours
L’affaire n’est pas close pour autant. L’enquête, confiée au service local de police judiciaire de Grenoble, se poursuit afin d’identifier les véritables auteurs de cette violente agression.