Fashion faux pas et prison ferme

Un conducteur de 22 ans originaire de Vaulx-en-Velin a été interpellé dimanche 7 septembre à Heyrieux (Isère) après avoir franchi une ligne blanche devant les gendarmes. Dans son coffre : une vingtaine de vêtements de luxe contrefaits. Jugé en comparution immédiate à Vienne, il a été condamné à six mois de prison ferme.

Une interception insolite sur le contournement de Heyrieux

Dimanche en fin d’après-midi, les gendarmes circulant sur le contournement de Heyrieux ont été doublés par une Peugeot 208, malgré la présence d’une ligne blanche continue. Après l’interpellation, une odeur de cannabis se dégage de l’habitacle et les militaires découvrent un coffre rempli de vêtements de luxe sous emballage : t-shirts Burberry, Dior et Gucci, veste et pull Louis Vuitton, pièces griffées Prada et Fendi.

Des vêtements contrefaits destinés à la revente

Rapidement, l’enquête établit qu’il s’agit de contrefaçons. Le conducteur, déjà connu de la justice et sous bracelet électronique, a expliqué avoir récupéré ces articles comme règlement d’une dette. Les messages retrouvés sur son téléphone confirment qu’il tentait de les revendre depuis plusieurs mois.

Récidive et condamnation

Le tribunal correctionnel de Vienne, qui n’a pas eu de mal à démêler le vrai du faux,  a retenu la récidive, rappelant que le prévenu avait déjà échappé à une peine de prison lors d’une précédente audience à Lyon en mai dernier. Cette fois, la sanction est tombée, et sans contrefaçon : six mois de prison ferme, avec incarcération immédiate.

Des dommages et intérêts pour les marques

En plus de sa peine, le jeune homme devra indemniser trois maisons de couture victimes de contrefaçon. Louis Vuitton, Dior et Fendi recevront chacune 1 000 euros au titre du préjudice moral. Assez pour aider Bernard Arnault propriétaire de LVMH à payer ses impôts ? 

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