Créé en 1993 par l’Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs (OABA), le“Troupeau du Bonheur”poursuit une mission singulière : offrir une seconde vie à des animaux victimes de maltraitance ou de négligence. En Isère,“Le camp de base”accueille une vingtaine de bêtes depuis 2008. La ferme ouvre ses portes au public ce dimanche 21 septembre.
Un sanctuaire pour les animaux en détresse
Chaque année, sur décision de justice, l’OABA intervient pour secourir des milliers d’animaux en détresse. Retirés de leurs élevages, ils sont pris en charge dans des fermes partenaires, où ils bénéficient de soins vétérinaires et d’un suivi complet. L’association assure leur bien-être et leur régularisation administrative (identification, vaccinations, bilans sanitaires) en attendant le jugement définitif. Lorsque la garde des animaux est validée, certains rejoignent alors le“Troupeau du Bonheur”, un sanctuaire atypique où ils peuvent finir leur vie dans la sérénité.
43 fermes-refuges en France dont une en Isère
Aujourd’hui, 670 animaux profitent de cette retraite protégée dans 43 fermes partenaires à travers la France. Un chiffre en constante progression depuis les débuts, lorsque le troupeau ne comptait qu’une dizaine de pensionnaires. Ce réseau permet de limiter les temps de transport et d’adapter les lieux d’accueil aux besoins spécifiques des espèces. Grâce à la mobilisation des éleveurs partenaires et des bénévoles, ces animaux, autrefois victimes de négligence, vivent désormais des jours paisibles.
Une action rendue possible par les dons
Le Troupeau du Bonheur fonctionne sans aucune subvention publique. Son existence repose exclusivement sur les dons (en partie déductibles des impôts) et parrainages, qui couvrent notamment les frais vétérinaires, particulièrement élevés pour les animaux les plus âgés.