Quelques jours après la rentrée, le sport scolaire traverse une zone de turbulences dans l’académie de Grenoble. Une grande partie des coordonnateurs de district de l’Union nationale du sport scolaire (UNSS) ont présenté leur démission, dénonçant une baisse des moyens financiers alloués par le rectorat. La pratique sportive de plus de 57 000 élèves dans l’académie de Grenoble est-elle menacée ?
« Si ces gens-là ne sont plus là, le sport scolaire ne va pas fonctionner localement », alerte le Syndicat national de l’éducation physique (SNEP-FSU), qui regroupe des enseignants du second degré. « Les coordonnateurs sont la pierre angulaire du sport scolaire. Ce sont eux qui l’organisent localement et servent de relais essentiels entre les établissements et l’UNSS. »
Le rectorat affirme de son côté que « le travail de répartition des moyens a été mené en concertation avec le directeur régional et les directeurs départementaux de l’UNSS », dans le cadre d’une enveloppe fermée. L’institution assure avoir maintenu les crédits au même niveau que l’an dernier et regrette une « incompréhension liée non pas aux critères, connus et partagés, mais sans doute à leur application ».
Les deux parties auront peut-être l’occasion de mieux se comprendre ce mercredi 24 septembre puisque les professeurs de sport appellent à une manifestation bruyante à partir de 16h30 devant le rectorat de Grenoble. Avant une autre déjà programmée pour le 7 octobre.